L’Union européenne pas loyale
Costa Rica: Les paysans de l’Amérique centrale opposés à l’accord commercial avec l’UE
San José, 25 octobre 2007 (Apic) Les traités de libre échange, tels que celui qui a été signé avec les États-Unis et celui que l’on est en train de négocier avec l’Union européenne (UE), sont faits sur mesure pour les grandes multinationales que les producteurs locaux intéressent très peu, a estimé José Santos Vallecillo, dirigeant paysan hondurien.
Ce dernier s’exprimait au nom d’un réseau d’associations des agriculteurs d’Amérique centrale réunies à San José au Costa Rica pour protester contre les négociations en cours relatives à ’l’Accord d’association’ (Ada) avec l’UE. José Santos Vallecillo, du Comité de coordination des organisations paysannes de l’Honduras, a mis l’accent sur le fait que l’Europe continue de soutenir ses agriculteurs par d’importantes subventions «avec lesquelles nous ne pouvons rivaliser et qui ne donneront qu’une politique des terres brûlées pour les marchandises que nous produisons pour notre marché local et qui garantissent notre souveraineté alimentaire».
Lidieth Hernández, dirigeante paysanne costaricaine, a elle aussi exclu le fait que l’Ada puisse porter des bénéfices aux agriculteurs centraméricains: Les négociations pour l’Ada, qui se déroulent à San José, ont été précédées en Costa Rica par le référendum sur le Traité de libre échange (Tlc) entre l’Amérique centrale, les États-Unis et la République Dominicaine (Cafta-Rd, selon l’acronyme anglais), remporté de peu par le ’oui’ avec 51% des voix ; un résultat qui a mis sous les projecteurs la fracture profonde au sein de la population.
Avec l’Ada, qui est la réponse au Cafta-Rd (ratifié en l’espace d’un an et demi par tous les pays de la région), l’UE vise essentiellement à conquérir un espace plus important dans le secteur des services, du secteur hydroélectrique à celui des autoroutes en passant par l’eau, dans lesquels plusieurs compagnies européennes sont déjà activement présentes. (apic/misna/pr)




