L’engagement des Eglises locales sollicité

Rome: Le Vatican étudie la possibilité de créer une prélature pour les Tsiganes

Rome, 5 novembre 2007 (Apic) Le Vatican va étudier la possibilité de créer une structure ecclésiale particulière pour les Tsiganes. Le Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement pense à une prélature. C’est ce qui se dégage du document final de la première rencontre mondiale de prêtres, diacres, religieux et religieuses tsiganes organisée par ce dicastère au Vatican à la fin septembre 2007. Le document a été rendu public le 5 novembre.

La possibilité de créer des structures semblables à une prélature pour les Tsiganes fait ainsi partie des recommandations du document final de la rencontre organisée de Rome. Une «prélature territoriale» est un territoire avec un clergé et un peuple séparé des diocèses mais dans lequel le prélat exerce une juridiction équivalente à celle d’un évêque diocésain. Il existe actuellement une cinquantaine de structures de ce type, dont celle de la Mission de France. En revanche, une «prélature personnelle» n’est rattachée à aucun territoire. Il en existe une seule, celle de l’Opus Dei.

«Evangéliser les Tsiganes»

Lors de la rencontre, les participants ont par ailleurs souhaité une collaboration mutuelle entre l’Eglise et les communautés tsiganes. Ils ont demandé que les conférences épiscopales et les diocèses s’engagent davantage pour assurer aux Tsiganes un soin pastoral spécial. Ils souhaitent aussi un plus grand soutien du travail des agents pastoraux dans actifs dans cette pastorale. Il a encore été question de la formation spécifique des catéchistes afin de pouvoir «évangéliser les Tsiganes».

Le document a également recommandé de chercher des façons appropriées de surmonter la méfiance à l’égard des Tsiganes et de solliciter une ouverture dans la société qui leur offre la possibilité de s’y insérer pleinement. Par ailleurs, il a été souhaité que les prêtres, les diacres, les religieux et religieuses d’origine tsigane assument un rôle de «pont» entre les deux communautés: tsigane et gadjé (non tsiganes, ndlr)».

Le défi des sectes

Face au problème des sectes, il a été demandé que l’évangélisation des Tsiganes ne se limite pas à la proclamation indispensable de l’Evangile, mais qu’elle soit soutenue par le témoignage et par des liens d’amitié, de fraternité et d’inculturation «afin qu’ils comprennent que la moralité n’est pas une contrainte, mais trouve sa source d’inspiration dans l’amour de Dieu».

«Face au mouvement pentecôtiste, il revient à l’Eglise de prononcer des paroles prophétiques capables de répandre l’espérance dans les coeurs des Tsiganes et de renforcer leur appartenance religieuse, catholique», a encore souhaité le document final de la rencontre.

On entend traditionnellement par Tsiganes, les nomades Roms, Sintis, Manouches, Kalés, Gitans ou encore Yéniches. Dans l’Eglise de France, il est d’usage d’utiliser l’expression «gens du voyage». En décembre 2005, le Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement avait publié des Orientations pour une pastorale des Tsiganes. (apic/imedia/ami/be)

5 novembre 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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