Congo RDC La faîtière des Ligues des droits de l’Homme choquée
Viols massifs en RDC, «une honte pour l’humanité»
Kinshasa, le 29 novembre 2007 La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme, Fidh, s’insurge contre le sort des femmes, au long des conflits qui ravagent le Congo RDC depuis une dizaine d’années. Et en appelle à la communauté internationale.
Violées, torturées, soumises à l’esclavage sexuel, atteintes du Vih/sida, leurs corps détruits, des centaines de milliers de victimes des conflits qui ravagent la République Démocratique du Congo depuis une dizaine d’années connaissent un tel sort, indique la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme, Fidh, dans un communiqué publié récemment.
La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme, Fidh, appelle à une mobilisation internationale contre les violences sexuelles en RDC. L’organisation espérait qu’avec la transition démocratique, le nombre de crimes aurait diminué, mais ils continuent avec la même ampleur. Et d’ajouter que des bébés de six mois, des femmes de 70 ans n’échappent pas à la terreur.
Le viol utilisé comme «génocide» dans l’impunité absolue
La Fidh a fait savoir que dans l’Est de la RDC, avec la résurgence du conflit au Nord-Kivu, les violences sexuelles se multiplient. Elle a signalé dans le communiqué qu’au Sud-Kivu, en Ituri et au Katanga les femmes, les hommes et les enfants sont les cible du viol, utilisé comme arme de destruction des populations. Ces crimes se distinguent non seulement par leur ampleur mais aussi par leur cruauté. Leurs auteurs, miliciens, insurgés, rebelles, mais également des membres de l’armée congolaise ou Fardc jouissent d’une impunité quasi-absolue, a ajouté le communiqué.
Dans ce récent communiqué, la Fidh a aussi souligné que les violences sexuelles se sont banalisées et se développent dans le reste du pays, y compris dans la capitale, Kinshasa. Parmi les nombreuses victimes qui osent dénoncer ces crimes, seule une proportion infime parvient à obtenir la condamnation des responsables.
Souhayr Belhassen, présidente de la Fidh déclare: «Nous exigeons que soient mis en place une répression systématique des criminels violeurs, quels qu’ils soient, quelle que soit leur fonction», a-t-elle ajouté.
La Fidh demande au gouvernement congolais d’adopter la loi sur la coopération avec la Cour pénale internationale, ainsi que le protocole additionnel à la Charte africaine des droits de l’homme et des femmes en Afrique. A cette même occasion, la Fidh et ses organisations membres en RDC, lancent un appel à la communauté internationale. (apic/dia/vb)




