Le Saint-Siège salue ce « signe d’espoir »

Rome : Résolution appelant à un moratoire sur la peine de mort à l’ONU

Rome18 décembre 2007 (Apic) Le Saint-Siège a fait part de sa satisfaction quelques heures à peine après l’adoption par les Nations Unies, à New York, le 18 décembre, d’une résolution appelant à un moratoire sur la peine de mort.

Dans un communiqué, le Père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, a salué ce « signe d’espoir », affirmant y voir « un pas en avant sur le chemin de la paix ». Ce vote, a-t-il ajouté, doit être interprété comme un signe d’espoir et un pas en avant sur le chemin de la paix.

Pour le porte-parole du Vatican, la résolution appelant à un moratoire sur les exécutions en vue d’une abolition totale de la peine de mort « manifeste que grandit, dans la famille humaine, la conscience de la valeur de la vie, de la dignité de chaque personne, de la conception non vindicative de la peine, dans la recherche d’une justice toujours plus respectueuse des droits de l’homme et dans le refus de toute solution violente aux problèmes de la société ». Et cela, a-t-il précisé, « en dépit de la persistance de beaucoup de violence dans le monde ».

La résolution non contraignante, proposée par l’Italie et parrainée par 87 Etats, a été adoptée par l’Assemblée plénière par 104 voix contre 54, avec 29 abstentions. L’Assemblée générale de l’Onu a estimé que « l’application de la peine de mort porte atteinte à la dignité humaine et qu’il n’y a pas de preuve irréfutable que la peine de mort a un effet dissuasif et que toute erreur judiciaire dans l’application de la peine de mort est irréversible et irréparable ».

Dans le même temps, sur Radio Vatican, Mgr Celestino Migliore, Observateur permanent du Saint-Siège aux Nations unies, a salué le « rôle important » de l’Italie afin d’arriver à ce vote. Il a aussi souhaité que la peine de mort soit « plus largement insérée dans le cadre de la promotion et de la défense de la vie dans toutes ses phases, dans tous ses instants, de la conception à son terme naturel ». Cet aspect, a-t-il confié, doit encore « progresser ». La peine de mort est encore appliquée dans une quarantaine de pays, dont aux Etats-Unis et en Chine. (apic/imedia/ami/pr)

19 décembre 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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