Place de la religion et otages au coeur des entretiens
Rome : Visite de Nicolas Sarkozy au Vatican
Rome, 20 décembre 2007 (Apic) La place de la religion en France et dans le monde, ainsi que «le drame des otages», ont été au coeur des entretiens que Nicolas Sarkozy, président de la République française, a eu avec Benoît XVI, puis le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, et Mgr Dominique Mamberti, secrétaire pour les relations avec les Etats, lors de sa première visite au Vatican, le 20 décembre, indique un communiqué du Bureau de presse du Saint-Siège.
«Les entretiens cordiaux ont permis de passer en revue quelques thèmes d’intérêt commun relatifs à la situation actuelle du pays, en soulignant les bonnes relations qui existent entre l’Eglise catholique et la République française, ainsi que le rôle des religions, en particulier de l’Eglise catholique dans le monde», peut-on lire dans ce communiqué.
Par ailleurs, «une attention particulière a été portée à la situation internationale, concernant l’avenir de l’Europe, les conflits du Moyen-Orient, les problèmes sociaux et politiques de certains pays africains et le drame des otages».
Dans la lettre au contenu «substantiel» que Nicolas Sarkozy avait adressé au pape en juin dernier, il recommandait à son intention le sort des otages dans le monde et en particulier celui de la franco-colombienne Ingrid Bétancourt, dont le président s’est engagé à obtenir la libération. Requête entendue à l’époque puisque Benoît XVI, lors de la prière de l’angélus du 10 juin, avait déclaré: «On me demande malheureusement souvent d’intervenir en faveur de personnes, parmi elles également des prêtres, enlevées pour diverses raisons et dans diverses parties du monde (.). Je les porte toutes dans mon coeur et dans ma prière, en pensant, entre autres, au cas douloureux de la Colombie», avait-il ajouté, adressant «un appel pressant aux auteurs de ces actes exécrables, afin qu’ils prennent conscience du mal qu’ils font et rendent au plus tôt à l’affection des leurs ceux qu’ils détiennent prisonniers».
Un esprit d’ouverture apprécié au Saint-Siège
Dans cette lettre, Benoît XVI avait également été sensible à l’inquiétude manifestée par Nicolas Sarkozy à propos des minorités chrétiennes persécutées dans le monde. Le gouvernement français serait près à accueillir des chrétiens irakiens en exil sur son territoire.
Enfin, le président français rappelait aussi dans cette lettre l’importance de l’héritage chrétien en Europe. La France assurera la présidence tournante de l’Union européenne à partir du 1er juillet 2008.
L’esprit d’ouverture – jugé original dans l’histoire de la laïcité à la française – et la place que Nicolas Sarkozy entend donner dans la société aux références religieuses et en particulier à l’Eglise catholique sont appréciés au Saint-Siège. (apic/imedia/hy/pr)




