Le nouveau né du magazine religieux de la TSR a été présenté
Suisse romande : « Faut pas croire » en première mercredi soir à Lausanne
Lausanne, 10 janvier 2008 (Apic) « Vernissage », mercredi soir à Lausanne, du dernier né du nouveau magazine religieux de la Télévision suisse romande : « Faut pas croire ». En première vision : les 23 minutes de l’émission que le téléspectateur pourra découvrir samedi 12 janvier prochain à 13h05 sur TSRI, l’heure qui sera désormais celle de ce magazine, qui remplace « Racines ».
Du monde, mercredi soir à Lausanne, dans un ancien cinéma de la Rue du Bourg, pour accueillir dans un cadre rétro, la « projection » du magazine qui se veut en phase avec l’actualité. « Faut pas croire », est produit par Laure Speziali et Daniel Wettstein, et animé par le journaliste présentateur Christophe Boisset. L’émission sera diffusée tous les samedis dès le 12 janvier à 13h05 sur TSR1, et rediffusée le dimanche vers 18h30 et le lundi à 10h10 sur TSR2. Un bon créneau horaire, estime André Kolly, directeur du CCRT. (Centre catholique de radio et télévision).
Ce nouveau magazine entend interroger et approfondir les questions religieuses et éthiques qui agitent la société. Il abordera la spiritualité en privilégiant l’oecuménisme et le dialogue interreligieux, à travers des débats, des reportages et des témoignages. En à croire les responsables, il entend tordre le coup aux idées reçues sur les religions.
Exit donc l’émission religieuse « Racines », un rendez-vous hebdomadaire de 15 minutes, présent sur le petit écran depuis 1989, soit 18 ans et 779 éditions. Dont la dernière a vécu dimanche 16 décembre dernier.
La réforme des émission a été mise en route il y a plus d’un an, rappelle le CCRT, qui assume avec l’Office protestant des médias (OPM) la responsabilité éditoriale de plusieurs émissions sur le service public de la Radio (RSR) et de la Télévision suisse romande (TSR). Ce partenariat s’exerce dans une perspective oecuménique et interreligieuse. Les émissions religieuses font partie de l’unité « Société et Culture » dirigée par Nicole Weyer.
Titre provocateur
Chaque émission du nouveau magazine débute par un reportage ou séquence d’archives auquel fait écho une discussion sur le plateau. Liée à un sujet d’actualité ou à une thématique religieuse, cette première partie est suivie par un reportage de 7 minutes qui propose une approche plus introspective de la spiritualité. En s’appuyant sur le témoignage d’une personne dont le cheminement spirituel incarne un événement ou une problématique dans l’air du temps. Innovation : « Faut pas croire » donne chaque semaine carte blanche à des étudiants de l’Ecole cantonale d’art à Lausanne, pour réaliser des clips de 1’30 sur différentes fêtes religieuses : celle de l’Epiphanie, pour la première diffusion, que le téléspectateur découvrira le 12 janvier. En même temps que les deux premiers sujets traités : une réflexion à la foi spirituelle et théologique sur le rapport de l’homme voire de l’humanité avec l’argent, sur le gaspillage de la bouffe ensuite : à point nommé après des fêtes de « faim » d’année, à l’heure de faire l’addition matérielle des coûts engendrés par les cadeaux et les dégâts subis par les estomacs. Pour les plus privilégiés s’entend.
« Faut pas croire », titre au relent provocateur pour une émission religieuse où l’abc consiste précisément à croire, propose des regards interreligieux sur les questions de société. Au carrefour des domaines philosophiques, éthiques et spirituels, en prenant le temps de s’arrêter sur les événements ou problèmes qui bousculent nos perceptions du monde. En d’autres termes, affirment les concepteurs, « Faut pas croire » souhaite donner des clés pour mieux comprendre les questions religieuses qui préoccupent le grand public et contribuer à mieux faire connaître certains éléments culturels des religions. Des objectifs qu’entendent se donner les réalisateurs, en sortant du cadre lémano-lémanique, promettent-ils. (apic/pr)




