Rencontres régulières sur la vie de l’Eglise catholique en Chine

Rome : Une réunion Saint-Siège-Chine organisée au Vatican du 10 au 12 mars

Rome, 4 mars 2008 (Apic) Une réunion consacrée à la Chine et à la vie de l’Eglise dans l’Empire du Milieu aura lieu au Vatican du 10 au 12 mars 2008. Seront présents des évêques chinois et des hauts responsables de la curie romaine. Un haut prélat du Saint-Siège a confirmé la nouvelle à I.MEDIA, partenaire de l’Apic à Rome.

Le 2 mars, le quotidien South China Morning Post à Hong-Kong avait révélé la mise sur pied de cette future réunion, présidée par le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège. Présidées par le ’Numéro Deux’ du Saint-Siège, ces journées de travail du 10 au 12 mars sur les rapports du Saint-Siège avec la Chine devraient réunir plusieurs hauts responsables de la curie romaine et des évêques chinois, parmi lesquels le cardinal Joseph Zen Ze-Kiun, archevêque de Hong-Kong.

En janvier 2007, une telle réunion avait déjà eu lieu au Vatican au terme de laquelle le Saint-Siège avait officiellement souhaité la «normalisation», «à tous les niveaux», de ses rapports avec la Chine. Le haut prélat joint par I.MEDIA a affirmé que cette réunion faisait suite à celle de l’an passé, et que ces rendez-vous «sur la vie de l’Eglise en Chine» étaient devenus «une pratique habituelle».

Selon le South China Morning Post, la rencontre prévue au Vatican intervient alors que «Pékin souhaite faire avancer les négociations sur ses relations diplomatiques avant les Jeux olympiques» du mois d’août prochain.

Quoi qu’il en soit, les signes de dialogue avec Pékin se font de plus en plus clairs. Le 22 février dernier, un spécialiste de l’Asie au Saint-Siège avait jugé «importante» une rencontre intervenue la veille à Washington entre le nonce apostolique aux Etats-Unis, Mgr Pietro Sambi, et le directeur de l’administration d’Etat des affaires religieuses chinoises, Ye Xiaowen. Le diplomate interrogé par I.MEDIA avait cependant affirmé qu’il n’y avait «rien de nouveau» et «rien de changé» dans les rapports du Vatican avec la République populaire de Chine.

Au terme de cette rencontre, le Chinois Ye Xiaowen avait affirmé avoir «appris par différents canaux» que la rupture des relations diplomatiques entre le Vatican et Taiwan en vue de nouer des relations diplomatiques avec Pékin n’était «pas un problème difficile». Il avait ainsi rappelé la première des conditions de Pékin à un rétablissement des relations diplomatiques avec le Saint-Siège : la rupture des relations entre Rome et Taiwan.

Le Saint-Siège peut à tout moment rompre ses relations avec Taïwan

Pour sa part, si le Saint-Siège a maintes fois répété qu’il pouvait à tout moment rompre ses relations diplomatiques avec l’île de Taiwan, il a aussi toujours exigé le respect de la liberté religieuse dans l’Empire du Milieu et la liberté de nommer l’ensemble des évêques du pays.

Les relations diplomatiques entre la République populaire de Chine et le Saint-Siège sont rompues depuis 1951, soit deux ans après la victoire de Mao Tsé Tung et l’arrivée au pouvoir des communistes. Les deux conditions posées par Pékin en préalable à un rétablissement des relations diplomatiques avec le Vatican demeurent l’arrêt des relations diplomatiques du Saint-Siège avec Taiwan ainsi que le droit des autorités chinoises à contrôler les activités de l’Eglise sur leur territoire.

Une délégation du Saint-Siège, conduite par le sous-secrétaire pour les relations avec les Etats, Mgr Pietro Parolin, s’était rendue à Pékin en novembre 2007. Les autorités vaticanes n’avaient alors fait aucun commentaire sur cette visite qui avait précédé de peu l’ordination de deux nouveaux évêques. Dans la lettre qu’il avait adressée aux catholiques de Chine le 30 juin 2007, Benoît XVI avait entre autres réclamé la liberté de nommer les évêques en Chine. (apic/imedia/ami/vb)

4 mars 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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