Une première dans la région

France: Portes ouvertes aux religions dans cinq villes d’Alsace

Strasbourg, 22 mai 2008 (Apic) Portes ouvertes, cultes et débats étaient proposés, dimanche 18 mai, au grand public dans cinq villes d’Alsace. Ce projet est né de la volonté du conseil régional qui prépare aussi une «Maison des religions», indique le quotidien catholique «La Croix».

La salle de prière de l’association franco-turque de Sarre-Union, ville de 3’300 habitants au nord de l’Alsace, était également ouverte le 18 mai. Ouverte au public, tout comme les lieux des quatre autres cultes présents dans la ville, dans le cadre d’une journée interreligieuse, première du genre organisée sous l’égide non pas des institutions ecclésiales mais du conseil régional dans cinq villes d’Alsace.

Ce « Rendez-vous des religions », fréquenté au total par au moins 1 500 personnes à Sarre-Union, Saverne, Guebwiller, Strasbourg et Colmar, a été vécu à Sarre-Union comme «une grande fête», commente pour «La Croix» Mehmet.

En fin d’après-midi, tous les participants à cette journée se sont retrouvés pour une prière commune à la synagogue, archi-comble, alors qu’elle ne sert habituellement plus. Le geste est fort, écrit «La Croix», dans une ville qui a voté fortement Front national à plusieurs élections récentes, et où le dialogue interreligieux ne date que de trois ou quatre ans (un office commun y a déjà été organisé l’an dernier, sur une place publique).

A noter qu’au même moment à Strasbourg, une table ronde s’est tenue sur le thème « Comment les religions peuvent-elles vivre et travailler ensemble en Alsace ? ». Tous les intervenants (Jean-François Collange, président de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine, le rabbin Nicolas Aron Eliacheff, Abdelhamid Youyou, directeur des affaires culturelles de la Grande Mosquée de Strasbourg, Mgr Jean-Pierre Grallet, archevêque de Strasbourg, et Olivier Reigen Wang-Genh, président de l’Union bouddhiste de France) ont défendu à peu de choses près le même discours : l’entente entre eux est très bonne, le dialogue interreligieux fécond, encouragé par une population alsacienne intéressée par le fait religieux.

Le bouddhiste Olivier Reigen Wang-Genh a cependant regretté que ce soit « la première fois que l’on est convié à un tel événement. C’est très bien, mais en temps normal on ne nous consulte pas beaucoup. » (apic/cx/ed/pr)

22 mai 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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