Bellinzone: L’Eglise assume une «fonction de gardienne du système de valeurs»
Fédération des Eglises protestantes de Suisse
Bellinzone, 17 juin 2008 (Apic) Roland Decorvet, directeur général de Nestlé Suisse, a été élu par les délégués de la Fédération des Eglises Protestantes de Suisse (FEPS) au conseil de fondation de l’Entraide protestante suisse (EPER). Le Conseiller aux Etats Dick Marty a évoqué quant à lui dans son allocution la «fonction de gardienne du système de valeurs» assumée par l’Eglise.
L’Assemblée des délégués de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS), réunie à Bellinzona pour sa session d’été, a fait une rétrospective de l’année écoulée et approuvé le rapport annuel et les comptes. Elle a élu par ailleurs le directeur général de Nestlé Suisse, Roland Decorvet, membre du conseil de fondation de l’Entraide protestante suisse (EPER). Comme l’a relevé Thomas Wipf, président du Conseil de la FEPS, l’expérience internationale de Roland Decorvet, mais aussi et surtout son engagement professionnel, social et dans le domaine de l’Eglise, constituent «une base crédible pour son élection».
Dans son allocution, la Conseillère d’Etat tessinoise Patrizia Pesenti a invité les Eglises protestantes à poursuivre leur engagement public. «Nous vivons une période de renforcement des tendances fondamentalistes», a-t-elle relevé en soulignant que la culture protestante, marquée par un esprit rationaliste, pouvait donner de précieuses impulsions au dialogue et à l’entente.
Premier et seul Tessinois protestant à siéger jusqu’ici au Conseil aux Etats, Dick Marty a établi un lien entre son engagement au Conseil de l’Europe, et l’empreinte laissée par la paroisse protestante d’exil de Lugano. La marginalisation qu’il a connue très tôt lui a notamment appris à ne pas avoir peur d’un combat solitaire.
«Dès lors qu’on est convaincu qu’un combat est juste, il faut le mener, même s’il paraît voué à l’échec». Durant son allocution, Dick Marty a insisté sur le fait que la menace du fondamentalisme et du terrorisme a conduit à une dévalorisation générale des valeurs de l’humanité. Si les Eglises n’ont pas le monopole des valeurs éthiques, elles remplissent à ses yeux, avec d’autres acteurs sociaux, une fonction de gardiennes du système de valeurs, lequel constitue finalement le fondement de l’humanité. Le professeur Antonio Loprieno, recteur de l’Université de Bâle, a fait le lien avec l’Eglise tessinoise qui accueillait les délégués. Il a parlé du protestantisme dans les régions italophones. (apic/com/js)




