L’archevêché de Vaduz propose un concordat
Liechtenstein: Réorganisation des rapports entre Eglise et Etat
Vaduz, 25 juin 2008 (Apic) Le gouvernement de la principauté du Liechtenstein veut redéfinir les rapports entre Eglise et Etat. Avec le concept qu’il a élaboré, l’Eglise catholique perd son statut d’Eglise nationale pour être traitée au même niveau que les autres communautés religieuses. L’archevêché de Vaduz fait une contre-proposition, soutenue par le pape Benoît XVI: un concordat entre le Liechtenstein et le Vatican.
Avec un convention de droit international entre le Liechtenstein et le Vatican, la plupart des éléments peuvent être réglés de façon plus claire et plus concrète, a affirmé le 23 juin sur Radio Liechtenstein le vicaire général de l’archidiocèse de Vaduz, Markus Walser. Une telle convention porterait sur les besoins de chaque partie et donnerait lieu à moins de conflits qu’une réglementation définie unilatéralement par l’Etat.
Le canoniste Markus Walser est persuadé qu’il s’agit là du chemin à suivre en vue d’une solution adéquate. Il rappelle que durant les 50 dernières années, près de 50 états ont signé des conventions avec le Vatican, et parmi eux figurent l’Allemagne et l’Autriche.
Parmi les éléments susceptibles de figurer dans un concordat, le vicaire général cite la reconnaissance de l’Eglise catholique comme personne morale, la garantie des propriétés ecclésiales, l’institution d’un impôt de mandat et la garantie d’un service d’aumônerie dans les institutions publiques. La possibilité d’établir des conventions, selon lui, reste ouverte pour les autres communautés religieuses.
Vers une séparation entre Eglise et Etat
Mais pour sa part, le gouvernement privilégie la solution d’une règlementation. Elle applique les mêmes règles du jeu à toutes les communautés religieuses, et laisse la porte ouverte à des modifications. Un concordat avec le Vatican conduit par contre à un nouveau rapprochement avec l’Eglise et serait en contradiction avec la procédure mise en place d’une séparation entre Eglise et Etat, affirme le gouvernement dans une prise de position diffusée dans le cadre de la réorganisation ecclésiastique de la Principauté.
Un point du concept de l’Etat est toutefois salué par l’archidiocèse: le modèle de financement. Pour le gouvernement, d’une part les communautés religieuses peuvent être soutenues financièrement par l’Etat pour des prestations d’utilité publique. Et d’autre part, une partie de l’impôt sur la fortune et sur les acquisitions est destinée au financement des religions. Markus Walser se montre optimiste sur la possibilité d’assurer dans le futur le financement des prestations accomplies actuellement par les paroisses, si nécessaire avec l’apport de dons par les fidèles. (apic/kath.ch/rf/ak/bb)




