Sydney: La coalition «NoToPope» va manifester à la veille de la messe du pape aux JMJ
Distributions de préservatifs aux pèlerins
Sydney, 25 juin 2008 (Apic) Les pèlerins participant aux Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) à Sydney, en Australie, se verront remettre des préservatifs par les militants de la coalition «NoToPope» (non au pape) le samedi 19 juillet lors d’une manifestation qui devrait rassembler plusieurs milliers de personnes. Organisée par des groupes religieux, des athées, gays et lesbiennes, cette manifestation a l’intention d’interpeller pacifiquement les fidèles catholiques en route vers la messe papale du dimanche qui se tiendra sur l’hippodrome de Randwick à Sydney.
Les manifestants ont fait savoir qu’ils entendaient protester contre les vues du pape Benoît XVI sur l’homosexualité, la contraception et l’avortement. Leur protestation aura lieu au Square Taylor de Sydney le samedi 19 juillet dès midi. La messe pontificale, qui devrait rassembler plusieurs centaines de milliers de fidèles, aura lieu le dimanche, après une vigile qui durera toute la nuit.
Rachel Evans, de l’Action communautaire contre l’homophobie, a déclaré que les organisateurs souhaitent une manifestation pacifique, avec l’intention de dire aux catholiques de faire passer le message sur l’utilisation des préservatifs au sein de leur propre Eglise. «Nous n’avons pas l’intention de provoquer des troubles, nous ne voulons pas condamner les jeunes catholiques parce qu’ils sont catholiques. Nous voulons condamner le pape parce qu’il est homophobe et contre le préservatif», a-t-elle déclaré à la presse australienne.
Rachel Evans est une femme de 33 ans dont le père était pasteur de l’Eglise unie d’Australie (Uniting Church), la troisième plus grande dénomination chrétienne en Australie, qui rassemble depuis 1977 trois Eglises chrétiennes: la Fédération congrégationaliste d’Australie, l’Eglise méthodiste d’Australasie et l’Eglise presbytérienne d’Australie. Elle déclare que la coalition «NoToPope» qui organise la manifestation va informer la police de la route qu’elle va emprunter, mais elle craint que le gouvernement de l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud réprime les manifestants. (apic/smh/be)




