Tegucigalpa condamne le non respect du droit international
Honduras: Le gouvernement interpelle Washington après une exécution au Texas
Tegucigalpa, 8 août 2008 Le Honduras a fait par de son indignation à Washington, après l’exécution, jeudi au Texas, de l’un de ses ressortissants.
«Bien que ceux qui enfreignent la loi doivent être jugés selon les normes en vigueur, la mort ne représente pas, dans l’opinion du gouvernement du Honduras, une mesure appropriée quel que soit le crime commis», a déclaré lors d’une conférence de presse le vice-ministre des Affaires étrangères Eduardo Reina, peu la mort, par injection d’un immigré du Honduras. Une exécution qui intervient 48 heures après l’exécution de l’immigré mexicain José Medellín, dans la même prison texane..
A l’instar du gouvernement mexicain, le Honduras regrette le non respect du droit international. «Le gouvernement de la république, a ajouté Reina, tenant compte du droit inaliénable de chaque être humain à exister, regrette, malgré les efforts prodigués, l’exécution du citoyen Heliberto Chi», 29 ans, condamné pour la mort d’un commerçant en 2001.
Le Honduras ne mâche pas ces mots pour dénoncer l’attitude de Washington. Un pays pourtant tellement porté à condamner ailleurs, en Chine notamment, le non respect des droits de l’homme.
Le ministre a souligné que «dans le cas de Chi, comme dans d’autres, les dispositions de la Convention de Vienne sur la garantie d’un procès juste n’ont pas été respectées». Pour Chi, comme pour Medellín – exécuté malgré un ordre de suspension de la sentence émis par la Cour internationale de justice de La Haye et de nombreux appels d’organismes et institutions au niveau international, y compris le secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon – Washington est responsable de ne pas avoir respecté le droit à l’assistance consulaire pour le détenu. (apic/misna/pr)




