El Salvador: Les coûts très élevés de la violence empêchent le développement

«Moins d’armes, plus de vie»

San Salvador, 15 août 2008 (Apic) Le coût par patient blessé par balles au Salvador est 4,3 fois supérieur au coût engendré par les autres maladies. Dans ce petit pays centroaméricain de près de 7 millions d’habitants, la violence due aux armes à feu fait des ravages.

Mais durant les six premiers mois de 2008, ont a enregistré «seulement» 1’545 cas d’homicides, tandis que pour la même période de 2007, 1’734 personnes étaient tombées sous les balles, notamment celles des maras, des gangs particulièrement violents.

Ces chiffres, fournis par l’Observatoire Centroaméricain sur la Violence, ne suscitent cependant pas l’optimisme, quand on sait que le Salvador investit le 7,12% de son budget hospitalier national pour soigner des victimes d’armes à feu.

Des données du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont montré que les coûts économiques de la violence en 2003 ont atteint des montants équivalant au 11,5% du PIB du pays, ce qui représente quasiment le triple du montant des ressources qui seraient nécessaires pour garantir la couverture sociale de base pour toute la population salvadorienne.

Le 25 juin dernier a été lancée au Salvador la campagne «Moins d’armes, plus de vie» avec pour objectif de réduire le niveau de violence dans tout le pays. L’an dernier, 3’491 personnes ont été assassinées au Salvador. Le PNUD relève que plus de 450’000 armes à feu circulent dans le pays. Selon les données fournies par l’Institut de Médecine Légale et par la Police Nationale Civile, plus du 80% des délits et des homicides en 2007 ont été commis au moyen d’armes à feu. (apic/adital/be)

15 août 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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