France: L’église au camping pour les vacanciers: une idée qui ne séduit pas tout le monde

L’»Abri du pécheur», un lieu de recueillement pour les campeurs

Vannes, 25 août 2008 (Apic) Depuis le 13 juillet dernier, un camping du Morbihan, dans le centre de la France, propose aux campeurs-vacanciers un lieu voué à la prière et au ressourcement. L’idée ne séduit pas tous les campeurs.

Pendant les vacances, on a tendance à beaucoup s’occuper du corps, mais souvent trop peu de l’âme», constate Damien Deleersnijder, directeur de l’association Saint-Joseph-de-l’Océan, cité par «La Croix». C’est ce qui l’a incité à créer «un lieu dédié au ressourcement spirituel» au camping qu’il dirige à Saint-Pierre-Quiberon.

Inauguré le 13 juillet en présence de Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes, cet «Abri du pécheur» (sic), installé près de l’entrée du centre de vacances, accueille les estivants qui le souhaitent. «Nous avons lancé un appel aux dons qui a permis de financer en grande partie le projet, souligne Damien Deleersnijder. Selon lui, plus de 8’000 euros ont été récoltés et de nombreux courriers de soutien envoyés». Des communautés religieuses se sont mobilisées, offrant une partie du matériel liturgique nécessaire.

Selon le quotidien «La Croix», messes, catéchèse pour les enfants ou encore temps de prière familial le soir, ont lieu dans la grande tente blanche, théâtre de nombreuses activités et célébrations, animées par des séminaristes et des prêtres. C’est également un lieu où chacun peut venir se recueillir à tout moment de la journée. «Cela répond vraiment à une demande, assure Jean, 22 ans, séminariste du diocèse de Vannes. Ce n’est pas une tente comme les autres, elle interpelle simplement par sa présence».

Le pour… et le contre

Parmi les campeurs, l’apparition de cette nouvelle tente divise. Si une grande majorité semble favorable ou indifférente, certains la voient d’un mauvais oeil, à l’exemple de Soizic, venue d’Ille-et-Vilaine : «Pour moi, ce n’est pas normal. Le camping est un lieu de vacances, pas de prières. Après tout, il y a déjà des églises à proximité», témoigne-t-il, interrogé par le quotidien catholique.

Un avis que ne partage pas tout le monde: «Ça ne me dérange absolument pas, assure Claude, originaire de Palaiseau : les gens sont libres d’y aller, alors c’est très bien».

En attendant, après un peu plus d’un mois de fonctionnement, Damien Deleersnijder affiche sa satisfaction: «Nous avons atteint notre but : rendre l’Église présente et proposer un espace de ressourcement. Non seulement nous allons renouveler l’expérience, mais nous avons encore de nouvelles choses à aménager». (apic/cx/pll/pr)

25 août 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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