Pas d’intervention du gouvernement fédéral

Inde: Nouvelle violences dans l’Etat de l’Orissa

New Delhi, 10 octobre 2008 (Apic) En dépit de la déclaration commune entre évêques catholiques et leaders de l’opposition indienne du Bharatiya Janata party (BJP), dont les membres sont à la base des violences anti-chrétiennes en Inde, de nouvelles attaques ont été enregistrée les 7 et 8 octobre dans l’Etat de l’Orissa.

Selon Eglises d’Asie, des groupes armés ont attaqué trois villages et brûlé 30 maisons de chrétiens dans le district de Khandamal, où règne toujours la terreur. Ces nouvelles attaques se sont produites alors que, le 7 octobre à New Delhi, des responsables chrétiens et politiques, tels Abraham Mathai, vice-président de la Commission des minorités du Maharashtra, et H. T Sangliana, membre du Parlement du Karnataka, rencontraient le Premier ministre Manmohan Singh afin de trouver une solution aux attaques antichrétiennes des dernières semaines.

Lors d’un Conseil des ministres, tenu le 9 octobre à New Delhi, le Premier ministre indien Manmohan Singh a estimé ne pas devoir dissoudre le Bajrang Dal, la branche jeunesse du Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), mouvance extrémiste du BJP (Parti du peuple indien), responsable de la majorité des actes de violence antichrétiennes, comme le demandent depuis des semaines de nombreuses manifestants dans tout le pays ainsi que de nombreux ministres. Selon le Premier ministre, prendre le contrôle fédéral sur l’Etat de l’Orissa serait en outre «contre-productive». (apic/eda/pr)

10 octobre 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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