La situation libanaise et la question palestinienne en toile de fond

Rome: Le président libanais a rendu visite au pape

Rome, 31 octobre 2008 La première visite au Vatican du président de la République libanaise, le général Michel Sleimane, le 31 octobre, a été l’occasion d’évoquer le rétablissement de la vie institutionnelle du Pays du Cèdre, après les mois de crise qui ont précédé son élection en mai dernier.

Selon un communiqué officiel du Saint-Siège, le président libanais et les autorités vaticanes ont aussi abordé «la question palestinienne» et «les problèmes» des chrétiens au Moyen-Orient.

Ces «échanges cordiaux» ont ainsi été l’occasion de redire «l’intérêt du Saint-Siège pour le Liban et pour son engagement continu afin que son identité caractéristique soit sauvegardée», peut-on lire dans un communiqué publié après la rencontre par le Bureau de presse du Saint-Siège.

Le Vatican a fait part de «sa grande appréciation pour l’effort que le pays et ses responsables accomplissent dans l’objectif de remettre la vie institutionnelle sur les rails de la dialectique politique normale, où chaque composante du peuple libanais puisse apporter sa contribution au bien commun et voit ses propres préoccupations et ses attentes prises en considération».

Selon le communiqué officiel du Vatican, les échanges ont aussi porté sur «la situation régionale délicate». «Une solution juste et rapide de la question palestinienne» a ainsi été souhaitée. «Les problèmes et les conditions des communautés chrétiennes au Moyen-Orient» ont également été évoqués.

Dans la bibliothèque des appartements pontificaux, au deuxième étage du Palais apostolique du Vatican, le pape et le président libanais se sont entretenus en privé, en français, pendant plus de 25 minutes. Puis, le général Sleimane, en costume civil sombre, a présenté au pape les 13 personnes qui l’accompagnaient, à commencer par son épouse Wafaa et deux de leurs trois enfants, Rita et Lara. Le président, son épouse et leurs enfants sont chrétiens maronites.

Echange de cadeaux

Quatre ministres, parmi lesquels celui des Affaires étrangères, Fawzi Salloukh, faisaient également partie de cette délégation, ainsi que l’ancien ambassadeur du Liban, Abi Assi Naji. Celui-ci a très récemment quitté ses fonctions d’ambassadeur auprès du Saint-Siège.

Benoît XVI et Michel Sleimane ont procédé au traditionnel échange de cadeaux. Le pape a offert au chef d’Etat libanais un coffret contenant une médaille en or de son pontificat. Quant au président Sleimane, il a remis au pape un livre manuscrit en arabe contenant les canons du Synode de l’Eglise maronite organisé à Notre-Dame de Louaizy (Liban) en septembre 1736. Ce synode, a expliqué le président au pape, «est le plus important» car «il a réorganisé l’Eglise maronite». «Nous avons déjà les textes latins à la bibliothèque vaticane», lui a répondu le pape, apparemment très intéressé par cet ouvrage ancien.

Après avoir rencontré Benoît XVI, le président libanais accompagné de son ministre des Affaires étrangères a été reçu par le secrétaire d’Etat, le cardinal Tarcisio Bertone et Mgr Dominique Mamberti, secrétaire pour les relations avec les Etats.

A l’occasion de la première visite au Vatican du président libanais Michel Sleimane, la Place Saint-Pierre avait été fermée au public. Sur la Via della Conciliazione qui mène au Vatican, les poubelles avaient étaient scellées pour des questions de sécurité.

Michel Sleimane est né le 21 novembre 1948 à Amchit, dans le nord du Liban. Après 18 mois de crise politique au Liban, 6 mois de vacance à la tête de l’Etat et des violences meurtrières, le général Michel Sleimane a été élu le 25 mai dernier. (apic/imedia/ami/pr)

31 octobre 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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