Non à la violence et à l’intolérance religieuses
New York: Conférence de l’ONU sur le dialogue interculturel
New York, 16 novembre 2008 (Apic) Le sommet des Nations Unies sur le dialogue interculturel qui s’est tenu mercredi et jeudi à New York à l’initiative du roi Abdullah d’Arabie saoudite, a dénoncé dans une déclaration commune l’usage de la religion pour justifier le meurtre d’innocents ainsi que les actes de terrorisme et de violence.
L sommet «a envoyé un message fort au monde», a commenté le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, jeudi après-midi lors d’une conférence de presse.
Préoccupés par les exemples graves d’intolérance, de discrimination, de haine, et de harcèlement des minorités religieuses, les Etats participants ont souligné «l’importance de promouvoir le dialogue, la compréhension et la tolérance parmi les êtres humains, ainsi que le respect pour toutes les religions, cultures et croyances», selon la déclaration lue par M. Ban.
«Les Etats participants ont affirmé leur rejet de l’usage de la religion pour justifier le meurtre de gens innocents et les actes de terrorisme, la violence et la contrainte, qui sont directement en contradiction avec l’engagement de toutes les religions envers la paix, la justice et l’égalité», ajoute la déclaration.
75 Etats présents
Lors de la conférence de presse, M. Ban a remercié le roi Abdullah d’Arabie saoudite pour son initiative et salué la «participation enthousiaste de chefs d’Etat et de hauts responsables de plus de 75 Etats membres qui se sont rassemblés pour soutenir la tolérance mutuelle, le respect et la compréhension».
«L’initiative du Roi Abdullah est intervenue à un moment où le besoin de dialogue entre les religions, les cultures et les civilisations n’a jamais été aussi grand. Il a réuni des gens qui n’auraient peut-être pas eu la chance de dialoguer. Avec d’autres initiatives, cela contribuera à construire un monde plus harmonieux», a dit le secrétaire général.
Le sommet sur la culture de paix a réuni plusieurs chefs d’Etat arabes, le chef d’Etat israélien, Shimon Peres, ainsi que le président américain George W. Bush, le Premier ministre britannique Gordon Brown, le président pakistanais Asif Ali Zardari et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. (apic/ag/js)




