Action de Carême et Pain pour le Prochain montent au créneau

Suisse: Conférence des Nations Unies sur le financement du développement à Doha

Berne, 24 novembre 2008 (Apic) La crise financière exige de nouvelles réponses, estiment en Suisse Pain pour le prochain et d’Action de Carême. «Promouvoir le développement et non la spéculation», revendiquent-elles en amont de la Conférence des Nations Unies sur le financement du développement qui aura lieu fin novembre 2008 à Doha.

Les deux ONG constatent qu lorsque l’Argentine ou l’Asie ont été secouées par des crises financières, les seules inquiétudes concernaient les potentielles pertes en bourse. «Les pays industrialisés se sont contentés d’attendre. Peu importaient les millions de personnes des pays du Sud plongées par la crise dans la pauvreté».

Les suites données à la crise financière actuelle révèlent pourtant que les pays du Nord sont en mesure d’agir rapidement et de manière énergique. En un rien de temps, la communauté internationale a réuni 3’000 milliards de dollars pour sauver le système bancaire. Cette somme est 30 fois plus élevée que l’aide au développement annuelle consentie par les pays riches.

Selon les deux ONG suisses la deuxième conférence des Nations Unies sur le financement du développement à Doha (Qatar) offre une opportunité de modifier le système financier international pour le rendre plus juste. François Mercier, expert de Pain pour le prochain, fera partie de la délégation suisse menée par la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey. Markus Brun d’Action de Carême participera au forum parallèle de la société civile. Ils représenteront les positions des deux oeuvres d’entraide du 29 novembre au 2 décembre 2008.

Dès à présent, peut-on lire dans le communiqué, il apparaît que les négociations entre le Nord et le Sud seront âpres. L’importante fuite des capitaux des pays pauvres constitue l’une des pierres d’achoppement. «Les pays en développement perdent entre 600 et 900 milliards de dollars chaque année en raison des manipulations de prix frauduleuses de la part des multinationales, des fraudes fiscales, de la corruption et de la criminalité. Les pays pauvres n’ont donc pas les moyens de financer leur propre développement. Ils dépensent souvent plus pour le service de la dette extérieure que pour les hôpitaux, les écoles et d’autres institutions sociales au niveau national».

Les organisations non-gouvernementales espèrent que la délégation suisse participera activement à la réorganisation du système financier international. «C’est le moment opportun pour le faire». (apic/com/pr)

24 novembre 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!