La violence ne permet pas de résoudre les problèmes

Rome: A l’Angélus, le pape prie pour les victimes de l’Inde et du Nigeria

Rome, 30 novembre 2008 (Apic) Benoît XVI a prié pour les nombreuses victimes des attentats perpétrés les 26 et 27 décembre à Bombay (Inde) par des extrémistes musulmans et les violences interreligieuses qui se sont produites le 29 novembre à Jos, au Nigeria. Au cours de la traditionnelle prière de l’Angélus du 30 novembre 2008, premier dimanche de l’Avent, le pape a exhorté les fidèles à «construire une société digne de Dieu et de l’homme».

Au terme de son homélie, Benoît XVI a ainsi prié pour les victimes des attaques terroristes brutales de Bombay, en Inde, pour celles des affrontements qui ont éclaté à Jos, au Nigeria, mais aussi pour tous les blessés et tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont été touchés. Le bilan actuel des affrontements au Nigeria fait état de quelque 300 morts, tandis que près de 200 personnes ont péri au cours des attentats de Bombay.

«Si les causes et les circonstances de ces événements tragiques sont différentes, a souligné le pape, l’horreur et l’indignation pour l’explosion de tant de violence cruelle et insensée leur sont communes». Benoît XVI a alors appelé les fidèles à «demander au Seigneur de toucher le coeur de ceux qui pensent à tort que cette voie permettra de résoudre les problèmes locaux et internationaux». Il les a encouragés à donner l’exemple de douceur et d’amour pour construire une société digne de Dieu et de l’homme.

Quelques instants plus tard, le pape s’adressait plus particulièrement en français aux communautés catholiques africaines francophones d’Italie, présentes à l’Angélus, les invitant à méditer la Parole de Dieu même dans les moments d’épreuves. «Notre prière rejoint, en ces jours, les victimes et les familles éprouvées par les attentats et les guerres», a insisté à nouveau le pape.

En début d’homélie, consacrée à l’Avent, période de préparation et d’attente de Noël, Benoît XVI n’avait pas manqué de préciser la première chose que ce début d’année liturgique nous fait redécouvrir: si, de notre côté, «nous disons tous ’manquer de temps’, en particulier pour le Seigneur, Dieu a du temps pour nous (…), Il nous donne son temps». (apic/imedia/cp/be)

30 novembre 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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