Geste pour perpétuer l’acte du patriarche Abraham
Afrique: La Fête du mouton célébrée lundi et mardi dans le continent
Dakar, 7 décembre 2008 (Apic) Les musulmans célèbrent les 8 ou 9 décembre l’Aïd el Adha ou fête du mouton. C’est la deuxième fête annuelle du calendrier hégirien, après celle de l’Aïd Al-Fitr qui marque la fin du mois de ramadan.
L’Aïd el Adha a lieu le 10 du mois Dhou-l-Hijja, 12e mois lunaire dans le calendrier musulman. Ce mois est aussi celui du pèlerinage aux lieux saints de l’Islam en terre d’Arabie. Cette fête se caractérise par l’immolation d’une bête (mouton, chèvre ou chameau) comme acte recommandé par Dieu (sunna) à toutes les familles musulmanes qui en ont les moyens. La fête commémore le geste du patriarche Abraham. Selon la religion musulmane, il s’apprêtait à sacrifier son fils unique (le Coran ne précise pas s’il s’agit d’Isaac ou Ismaël), sur ordre Divin, lorsque Dieu remplaça ce fils couché sur le flanc par un gros bélier. Depuis, chaque année, des centaines de millions de musulmans à travers le monde perpétuent cet acte d’adoration et de soumission à Dieu.
En Afrique, explique le quotidien burkinabé Sidwaya, «de nos jours, musulmans et chrétiens commémorent ensembles à divers niveaux cette importante fête. Les catholiques et les fidèles d’autres religions acceptent partager le mouton de la tabaski, marquant ainsi l’alliance d’Abraham avec Dieu, le Tout-Puissant».
Hausse vertigineuse du prix des animaux à sacrifier
L’Aïd el Adha 2008 sera célébrée en Afrique dans une ambiance de morosité, à cause de la grave crise économique et financière internationale ou des aléas climatiques, selon les pays. Ces différents facteurs ont eu pour conséquences une hausse vertigineuse du prix des animaux à sacrifier. Du coup, dans certains marchés de bétail du continent, les clients se faisaient rares, la semaine dernière.
Au Sénégal, comme dans les autres pays du continent, le gouvernement a pris des mesures administratives en faveur des vendeurs de bétail, afin de permettre à tout le monde d’avoir son mouton. Il a suspendu les droits de taxe. Malgré tout, des voix s’élèvent pour dénoncer le prix élevé des ovins et caprins. En outre, dans un souci de rapprocher les zones d’approvisionnement en moutons aux chefs de famille et permettre à tout un chacun d’acheter son bélier sans difficultés, des points de vente ont été démultipliés à Dakar. (apic/ibc/bb)




