Sévères critiques contre l’Etat hébreu

Droits de l’homme: Le Conseil de l’ONU accuse Israël de tortures

Genève, 11 décembre 2008 (Apic) Israël doit mettre fin aux pratiques de «torture physique et mentale» qu’il inflige aux détenus palestiniens: il s’agit là de l’une des requêtes contenues dans le rapport diffusé par le Conseil des Droits de l’Homme de l’Onu à l’issue de l’»examen périodique universel» sur l’état des droits de l’homme auquel tout État membre de la communauté internationale doit se soumettre.

Le document exige par ailleurs qu’Israël interrompe «toutes les formes de traitement ou de punition cruelles, inhumaines et dégradantes» et ratifie le Protocole additionnel de la Convention internationale contre la torture, «en en intégrant sans délai les éléments dans sa législation».

Israël doit en outre «appliquer les conventions sur les droits de l’enfant dans les Territoires Palestiniens» où souvent, des jeunes âgés de moins de 18 ans sont définis combattants et tués dans les affrontements contre les soldats israéliens sans qu’aucune enquête ne soit ouverte sur les faits.

En ce 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, l’organisme, cité par Misna, a par ailleurs critiqué les restrictions d’Israël imposées aux Palestiniens et notamment son embargo total dans la Bande de Gaza, l’invitant à «reconnaître le droit à l’autodétermination des Palestiniens». Israël, peut-on lire à la fin du rapport, «doit prendre des mesures urgentes pour mettre fin au siège dans les Territoires Palestiniens occupés depuis 1967».

Mardi, le rapporteur spécial de l’Onu sur les Droits de l’Homme dans les Territoires Palestiniens, Richard Falk, avait à son tour accusé Israël de crimes contre l’humanité pour son siège à Gaza et affirmé que la Cour pénale Internationale (Cpi) devrait enquêter sur l’État juif et ses dirigeants politiques dans le cadre de la situation humanitaire qui sévit dans la Bande de Gaza, montrant du doigt les gouvernements «complices de soutenir économiquement et politiquement la position punitive d’Israël».

Le rapporteur a également attribué à Israël la détérioration progressive de la trêve en oeuvre depuis plusieurs mois avec le mouvement du Hamas dans la mesure où les conditions de vie des habitants de la Bande ne se sont pas améliorées, tel que requis pourtant par les accords de cessez-le-feu conclus en juillet. (apic/misna/pr)

11 décembre 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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