Colombie: Le meurtre d’un indigène par l’armée fait scandale

La «nouvelle erreur» de l’armée, titre la presse

Bogota, 18 décembre 2008 (Apic) «Une nouvelle erreur ?», titre mercredi l’édition en ligne du quotidien colombien «El Espectador» au sujet du meurtre par l’armée du leader autochtone Edwin Legarda, époux d’Aída Quilcué, dirigeante du Conseil régional indigène du Cauca (Cric), à l’origine depuis plusieurs semaines de marches et de mobilisations des peuples natifs colombiens pour la terre et contre la violence.

Des sources du Cric ont indiqué à Radio Caracol que Edwin Legarda, âgé de 28 ans, a été tué par balles par les soldats alors qu’il se trouvait sur son véhicule dans la commune de Totoró, dans le département sud-occidental du Cauca.

Selon l’Association Cabildos Indígenas del Norte del Cauca’ (Acin), 17 projectiles auraient été dirigés contre la voiture de la victime, «reflétant la brutalité de l’action militaire», coutumière dans ce genre d’assassinat.

Le général Justo Eliseo Peña a confirmé que le leader indigène a été tué par des soldats, parlant néanmoins d’une «erreur» ; un groupe de militaires auraient tiré après avoir intimé à la victime de s’arrêter, celle-ci n’ayant pas respecté l’ordre, aux dires des militaires.

Dans un communiqué, le ministère de la Défense a quant à lui affirmé que les éléments faisaient défaut pour élucider les faits, tout en annonçant avoir demandé au Haut commissariat aux Droits de l’homme (Hcr) de l’Onu d’ouvrir une enquête. (apic/misna/pr)

18 décembre 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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