Sondage: le sécularisme intégral n’a pas encore gagné la partie

Grande-Bretagne: Les valeurs religieuses doivent jouer un rôle majeur dans la vie publique

Londres, 25 février 2009 (Apic) Contrairement à certains politiciens et adeptes du sécularisme qui veulent exclure la foi de l’arène publique en Grande-Bretagne, une majorité de Britanniques souhaitent que la religion et les valeurs religieuses qui en découlent jouent un rôle important dans la vie publique de leur pays.

D’après un sondage publié par la BBC, sur 1’045 personnes interrogées par l’institut ComRes à Londres, 62% sont favorables à cet engagement et 63% sont d’accord que les lois devraient respecter la religion et devraient être influencées par les valeurs religieuses britanniques traditionnelles.

Dans une plus grande proportion, les musulmans et hindous interrogés sont favorables à ce que les valeurs religieuses traditionnelles jouent un rôle plus important dans la vie publique. Il s’agit pourtant, en Grande-Bretagne, de valeurs essentiellement chrétiennes. Ainsi, comme le montre le sondage, on assiste à une alliance entre des gens de foi et de croyance différentes afin de résister au sécularisme.

Pas prêts à chasser Dieu de la vie publique

De nombreux musulmans, hindous, sikhs et des membres d’autres minorités religieuses préféreraient, plutôt qu’elle soit entièrement séculière, que la vie nationale soit basée sur un fondement chrétien. Le cardinal Cormac Murphy-O’Connor, archevêque catholique de Westminster, avertissait déjà il y a quelques années que le christianisme était «loin d’être vaincu» en tant que principe guidant la morale en Grande-Bretagne. Il soulignait que des principes de la foi chrétienne tels que «la vie humaine est sacrée» et «ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse» devaient continuer à sous-tendre le comportement des Britanniques.

Le sondage de la BBC indique que même à une époque où le baptême, le mariage à l’église et la fréquentation de la messe dominicale sont en déclin, les gens ne souhaitent pas que le sécularisme remplace complètement la religion. Ils peuvent avoir des doutes sur certaines croyances religieuses, et ne pas accepter forcément les enseignements religieux des institutions religieuses sur la manière de mener leur propre vie, mais le sondage montre qu’ils ne sont pas prêts à chasser Dieu de la vie publique. (apic/bbc/be)

25 février 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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