Colombie: Des personnalités colombiennes et américaines veulent la fin du «Plan Colombia»

Lettre à Obama pour une relecture des relations bilatérales

Bogota, 2 mars 2009 (Apic) Les personnalités colombiennes et américaines des milieux politiques et de l’Eglise, notamment, demande au nouveau locataire de la Maison Blanche de redéfinit les priorité dans les relations entre Washington et Bogota. Elles demandent de mettre fin à la faillite du «Plan Colombia».

Redéfinir la politique de lutte contre le trafic de drogue, promouvoir des solutions négociées pour mettre fin au conflit armé, soutenir l’appareil judiciaire, privilégier la sauvegarde des droits de l’homme et conclure des accords commerciaux équitables: il s’agit des cinq propositions «pour le développement futur des relations bilatérales» entre la Colombie et les Etats-Unis formulées par de nombreux leaders politiques, académiciens, chefs religieux et autres personnalités colombiennes et américaines dans une lettre envoyée au président Barack Obama.

Remis à l’ambassadeur américain en Colombie, William Brownfield, par une délégation des signataires de la lettre rédigée sous l’égide de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Augusto Ramírez Ocampo, ce document fait suite à rencontre tenue à Washington en décembre dernier.

Les auteurs de la lettre – 166 personnalités et organisations – demandent notamment un changement radical de la politique anti-drogue américaine, soulignant l’échec du Plan Colombie, ambitieux programme de lutte contre le trafic de stupéfiants et la guérilla, approuvé en 2000 par les États-Unis et dans le cadre duquel Washington a versé jusqu’à présent six millions de dollars d’aides à Bogota, essentiellement dans le domaine militaire.

Un plan, selon les auteurs de la lettre, «qui s’est avéré inefficace pour réduire aussi bien la production que la consommation des narcotiques».

Selon Marco Romero, président de l’organisation non gouvernementale colombienne Conseil des droits de l’homme et du déplacement (Codhes), «il est temps que les investissements augmentent plus sur le plan social que sur le plan militaire». Le gouvernement du président Alvaro Uribe s’est montré l’allié le plus fidèle d’Amérique du Sud de l’administration Bush. Malgré cela, relèvent les signataires, il n’est pas parvenu à vaincre les réticences des démocrates américains, préoccupés par les violations des droits de l’homme et de la liberté syndicale en Colombie, et obtenir ainsi la ratification du Traité de libre échange entre les deux pays. (apic/misna/pr)

2 mars 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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