Le Vatican confirme cette visite, en automne prochain
Rome: Benoît XVI se rendra à la synagogue de Rome
Rome, 13 mars 2009 (Apic) Benoît XVI se rendra à l’automne prochain à la synagogue de Rome, pour la première fois de son pontificat, a confirmé le Saint-Siège dans la soirée du 12 mars, quelque temps après l’annonce faite par Riccardo Pacifici, responsable de la communauté juive de la capitale italienne.
Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, a ainsi confirmé qu’»une visite du pape à la synagogue de Rome est prévue à l’automne, mais il n’y a pas encore de date fixée».
«Nous sommes très contents de cette invitation», a pour sa part confié à la presse le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, précisant que «le pape se rendra très volontiers» à la synagogue de Rome.
De son côté, le Grand rabbin de Rome, Riccardo Di Segni, a précisé à la presse que cette visite «était possible parce que, après de nombreux incidents graves, il y a eu des clarifications importantes» entre le Vatican et la communauté juive, «la dernière en date étant la question des évêques lefebvristes».
La visite du pape à la synagogue de Rome avait été annoncée quelques heures plus tôt par Riccardo Pacifici, responsable de la communauté juive de la ville, lors de l’enregistrement d’une émission de la télévision italienne devant être diffusée sur la chaîne publique Rai Uno le soir même. Le responsable juif avait ainsi indiqué avoir reçu, pour l’heure, une réponse orale et être dans l’attente d’une réponse écrite en ce sens.
Il s’agira de la troisième visite de Benoît XVI dans une synagogue, après Cologne (Allemagne) en août 2005 et New York (Etats-Unis) en avril 2008.
Par ce geste, il suivra les traces de son prédécesseur Jean Paul II, qui avait accompli une visite historique à la synagogue de Rome le 13 avril 1986. Jean Paul II était devenu le premier pape à entrer dans une synagogue depuis les premiers temps de l’Eglise. Dans le temple juif de Rome, sur les bords du Tibre, il avait vu dans les juifs les «frères bien-aimés» et les «frères aînés» des catholiques. (apic/imedia/cp/pr)




