Suisse: La Fédération des Eglises protestantes de Suisse et la loi sur le CO2

La FEPS juge «trop minimalistes» les alternatives de Berne

Berne, 17 mars 2009 (Apic) La Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) se prononce en faveur d’obligations de réduction plus élevées pour la révision de la loi sur le CO2, dans l’objectif de «40% de réduction d’ici à 2020». Dans un communiqué publié le 17 mars, la FEPS juge «trop minimalistes» les alternatives proposées par la Confédération.

Les deux alternatives à la révision de la loi sur le CO2 proposées par la Confédération présentent chacune une stratégie de politique climatique. «Mais aucune des deux ne correspond ni à l’ampleur ni à l’urgence des exigences posées par le changement climatique», constate la FEPS dans sa réponse à la procédure de consultation concernant la reformulation des directives de la politique climatique et énergétique suisse. Elle a rendu publique sa position mardi 17 mars.

Les alternatives de la Confédération prennent en compte les enjeux politiques du changement climatique. «D’un point de vue économique, écrit la FEPS, des exigences plus élevées que les propositions de la Confédération en matière de réduction des émissions en Suisse sont parfaitement supportables. Si ces exigences se contentent de fixer des obligations de compensation à l’étranger au lieu d’imposer des objectifs de réduction en Suisse, elles sont en opposition aux négociations internationales sur le climat. De plus, les propositions du Conseil fédéral tendent à nier la crise climatique».

«L’adieu au gaspillage» caractérise l’engagement de l’Eglise

La FEPS préconise de reformuler la future loi sur le CO2 conformément à l’objectif «40% de réduction de l’effet de serre d’ici 2020». Elle considère qu’il faut certes accepter les considérations justifiées des deux alternatives présentées par la Confédération, mais en les renforçant pour mieux tenir compte de l’orientation du débat scientifique. «On se doit de saisir les chances économiques et sociales d’un changement résolu en faveur d’une économie pauvre en gaz carbonique… Notre époque vit une crise climatique marquant le passage à l’âge d’après les carburants fossiles».

Pour la FEPS, il relève des tâches de l’Eglise de contribuer à ce que la société puisse laisser derrière elle les étapes douloureuses de la crise. Au lieu de la révolte face aux changements, c’est «l’adieu au gaspillage» qui caractérise l’engagement de l’Eglise dans la politique climatique et énergétique. La réponse à la procédure de consultation peut être téléchargée sur le site internet de la FEPS: www.feps.ch (apic/feps/be)

17 mars 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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