Israël a attaqué 34 centres médicaux, dont huit hôpitaux
Gaza: L’armée israélienne a tué 16 membres des équipes médicales durant son offensive
Tel Aviv, 23 mars 2009 (Apic) Alors que le général Gabi Ashkenazi, chef d’état major de l’armée israélienne déclare aux médias qu’il ne croit pas que ses soldats aient abattu des civils palestiniens «de sang froid» durant la dernière offensive contre la Bande de Gaza, d’autres voix se font entendre. Ainsi, durant l’opération «Plomb durci», Tsahal a tué 16 membres des équipes médicales palestiniennes, révèle l’organisation Médecins pour les droits de l’homme – Israël (Physicians for Human Rights, PHR-I).
L’organisation israélienne de défense des droits de l’homme PHR-I a révélé, dans un rapport publié lundi 23 mars, que les soldats israéliens n’ont pas considéré les équipes médicales palestiniennes comme des personnes devant être spécialement protégées durant l’opération «Plomb durci».
Citant des sources de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), PHR documente le sort de 16 membres d’équipes médicales tués par l’armée israélienne et celui de 25 autres qui ont été blessés au cours de l’offensive contre Gaza. Le rapport montre qu’Gaza: L’armée israélienne a tué 16 membres des équipes médicales durant son offensive
Le rapport de «Médecins pour les droits de l’homme» se demande si les soldats israéliens n’ont pas violé le propre code d’éthique de Tsahal et les valeurs humanitaires fondamentales quand ils ont empêché le traitement des blessés et leur évacuation, et quand ils ont fait feu sur les équipes de secours et les établissements médicaux. PHR affirme dans son rapport que les incidents documentés montrent que les soldats n’ont pas évacué les familles assiégées et blessées, mais ont également empêché durant des jours les équipes médicales palestiniennes d’aller soigner les blessés.
Des crimes de guerre
Le rapport de l’organisation PHR suit d’autres accusations de crimes de guerre commis par l’armée israélienne durant son offensive de 22 jours contre Gaza portés par diverses organisations de défense des droits de l’homme. Ces dernières parlent de «crimes de guerre». Les «Médecins pour les droits de l’homme» notent, sur la base de précédents rapports, «une tendance dangereuse et rétrograde», soit «une indifférence croissante concernant l’obligation de protéger le personnel médical durant les opérations militaires».
La semaine dernière, la presse israélienne a produit des témoignages inquiétants de soldats ayant servi durant l’opération militaire contre Gaza. Ces témoignages montrent un grave mépris à l’égard de la population civile palestinienne, allant jusqu’à l’allégation de crimes de guerre commis contre les civils. Le ministre israélien de la défense Ehud Barak a répondu à ces accusations en affirmant tout simplement que l’armée israélienne est «la plus morale du monde».
L’armée israélienne est «la plus morale du monde»
Le quotidien israélien «Haaretz», qui a publié les témoignages de soldats, a notamment mentionné le meurtre délibéré d’une vieille femme sur ordre d’un commandant de brigade. Des soldats avaient reçu l’ordre de tuer tout ce qui bougeait dans le centre de Gaza, parce que «tout le monde là-bas est un terroriste». Un soldat a raconté également qu’un commandant de bataillon avait ordonné à une famille de sortir d’une maison, puis la mère et ses enfants ont été abattus par un tireur d’élite. (apic/haar/be)




