Les Eglises divisées sur la conduite à tenir

Kenya: La coalition gouvernementale au pouvoir menacée d’implosion

Nairobi, 14 avril (Apic) Le cardinal John Njue, président de la Conférence épiscopale Kenyane (KCC), a estimé, à la veille de Pâques, que le retour du Kenya aux évènements post-électoraux de décembre 2007 causerait un « dommage » au pays.

Dans une déclaration rapportée par le Service d’information catholique pour l’Afrique (CISA), il s’est inquiété des conséquences que pourrait avoir sur le pays, un éventuel éclatement de la coalition gouvernementale qui traverse actuellement une passe difficile.

Pour le cardinal John Njue, le président Mwai Kibaki et son Premier ministre, Raila Odinga, doivent s’asseoir ensemble pour résoudre leur différend. «Les menaces, rassemblements et manifestations» des uns et des autres ne permettent pas de résoudre les différends entre membres de la coalition. Elles sont plutôt de «nature à attiser les émotions des citoyens», a encore indiqué le cardinal Njue.

Pour sa part, le Conseil national des Eglises du Kenya (NCCK), qui rassemble les Eglises protestantes et évangéliques, a déclaré que le président Kibaki et Odinga ont conduit le pays en manquant de vision. Ce qui relève de «l’irresponsabilité et de l’indiscipline».

Le NCCK a réitéré son appel à de nouvelles élections, rappelant que les citoyens avaient confié leur destin à «ces dirigeants», mais qu’ils doivent maintenant se poser des questions, et se dire que c’est «l’occasion de changer nos gestionnaires publics».

Les Eglises protestante et évangélique kenyanes, ont fustigé les kenyans pour avoir refusé de reconnaître que leurs dirigeants qu’ils ont choisis ont «lamentablement échoué». (apic/ibc/pr)

14 avril 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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