Catholiques et organisations protestantes divisées
Etats-Unis: Des organisations hispaniques s’opposent sur la question du recensement
Washington, 4 mai 2009 (Apic) Deux importantes organisations chrétiennes hispaniques aux Etats-Unis s’opposent sur la question du recensement national de 2010. Les uns se disent favorables, les autres penchent pour l’ignorer, en le boycottant. Quant aux évêques catholiques du pays, ils affirment qu’il est «dans l’intérêt de chacun d’être compté».
La Coalition nationale de ministres et de leaders chrétiens latino-américains (CONLAMIC) appelle les membres sans papiers de ses Eglises à boycotter le recensement jusqu’à ce qu’une loi globale de réforme de l’immigration soit adoptée. L’organisation souhaite une législation offrant un cadre à la légalisation de quelque 12 millions de personnes en situation irrégulière.
«Nos responsables d’Eglise ont pu voir que les données – en principe inoffensives – des recensements de la population ont généré des abus de la part de responsables politiques nationaux et locaux, qui les ont utilisées pour adopter et mettre en oeuvre des lois qui contribuent à la perpétration de violations et d’abus des droits civiques à l’encontre de travailleurs et de familles sans papiers», a indiqué le pasteur Miguel Rivera, président de la CONLAMIC, dans un communiqué cité par l’Agence oecuménique ENI.
La Conférence nationale des responsables chrétiens hispaniques (NHCLC) a estimé de son côté que «les Latinos, quelle que soit leur religion ou leur statut juridique», doivent prendre part au recensement.
La Conférence épiscopale des Etats-Unis s’est immiscée dans le débat le 27 avril, affirmant qu’elle se joignait au Bureau du recensement des Etats-Unis pour encourager la population à participer, y compris dans les communautés difficiles à comptabiliser.
«Il est dans le meilleur intérêt de chacun d’être compté», a déclaré le père Allan F. Deck, directeur exécutif du département de la diversité culturelle de la Conférence. «C’est comme cela que notre pays prend des décisions sur l’allocation des ressources et la représentation locale, quels que soient la race ou le statut vis-à-vis des autorités de l’immigration». (apic/eni/pr)




