Elle demande pour eux le statut de fonctionnaires

Indonésie: L’Eglise catholique défend ses enseignants catéchistes

Djakarta, 7 mai 2009 (Apic) Dans les écoles publiques indonésiennes, où les cours de religion sont obligatoires pour tous, quelle que soit leur appartenance religieuse, bon nombre de professeurs qui enseignent la foi catholique sont considérés comme des enseignants à temps partiel. A ce titre, ils reçoivent un salaire peu élevé. L’Eglise demande que le gouvernement indonésien accorde le statut de fonctionnaires aux enseignants catéchistes, statut qui est celui des professeurs laïcs.

Secrétaire de la Commission pour la catéchèse de la Conférence des évêques d’Indonésie, le Père jésuite Fransiskus Xaverius Adi Susanto, a regretté la situation faite aux enseignants catéchistes à l’issue d’une rencontre à Bintaro, au sud de Djakarta, le mois dernier. Y participaient une cinquantaine d’enseignants catholiques de la province de Banten, sur l’île de Java, qui compte une population majoritairement musulmane.

Ce rassemblement, organisé sous l’égide du BIMAS Katholik, le département pour les catholiques du ministère aux Affaires religieuses, avait pour but de permettre aux enseignants catéchistes d’échanger sur les problèmes auxquels ils doivent faire face dans leur travail et s’intitulait: «Développons la compétence spirituelle des enseignants catholiques de Banten».

Le Père Susanto a demandé, dans le cadre de ce séminaire de trois jours, que le gouvernement accorde le statut de fonctionnaires aux enseignants catéchistes, statut qui est celui des professeurs laïcs. Un tel changement aurait pour conséquence une augmentation de leur salaire. Les enseignants à temps plein reçoivent environ 1,5 million de roupies par mois (environ 100 euros) alors que les professeurs-catéchistes reçoivent moins d’un million de roupies.

Pour sa part, le Père Bernardus Hardijantan Dermawan, qui dirige la Commission pour la catéchèse de l’archidiocèse de Djakarta, a reconnu que les professeurs qui enseignent la religion catholique ne bénéficient pas d’un grand soutien de la part des prêtres, qui, la plupart du temps, n’ont pas connaissance des difficultés auxquelles ils doivent faire face. Quant au secrétaire de la commission, Marcus Leonhard Suparna, il explique que les élèves catholiques des écoles publiques sont souvent si peu nombreux que «les écoles ne réussissent pas à leur accorder l’attention nécessaire». Dans de nombreux établissements, souligne-t-il, les écoliers catholiques doivent assister aux classes de religion dans la cantine scolaire ou dehors, sous un arbre.

Le Père Xaverian Daniel Cambielli, ancien responsable de la Commission pour la jeunesse du diocèse de Padang, est venu encourager les participants. «Bien qu’il y ait des problèmes, vous ne devez pas abandonner», leur a-t-il dit, leur rappelant de s’appuyer sur leur foi dans le Christ. (apic/eda/be)

7 mai 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!