Nouvelles accusations formulées contre eux
Téhéran: Les sept baha’is emprisonnés depuis un an sont toujours sans jugement
Genève/Téhéran, 14 mai 2009 (Apic) Les sept baha’is emprisonnés en Iran affrontent ce jeudi l’anniversaire de leur arrestation. Ils ont passé une année en prison sans aucune charge formelle et sans avoir accès à leur avocate, Maître Shirin Ebadi, indique un communiqué de la communauté baha’ie en Suisse.
Selon cette dernière, leurs familles ont été informées récemment de la possibilité d’une nouvelle accusation, à savoir «la propagation de la corruption», passible de la peine de mort en Iran.
Bien qu’ils aient été soumis à de fréquents interrogatoires, il a fallu sept mois avant que leur soit soumis un seul prétexte pour leur détention. En février dernier, l»Iranian Sutdent News Agency» avait rapporté que le substitut du procureur de Téhéran, Hassan Hassad, aurait déclaré l’enquête achevée, que ces baha’is seraient accusés «d’espionnage en faveur d’Israël, d’offense au caractère sacré de la religion et de propagande contre la république islamique».
Depuis lors, leur procès a été repoussé de semaine en semaine et les protestations internationales exprimées par des gouvernements et la société civile ont peut-être amené les autorités iraniennes à revoir leur approche.
L’accusation d’être des propagateurs de la corruption a déjà été utilisée contre les baha’is exécutés pendant les années qui ont suivi la révolution islamique.
Les baha’is suisses demandent que la communauté internationale exprime à nouveau «dans les termes les plus forts son exigence d’une libération immédiate ou, au moins, d’un procès juste et public qui réponde aux normes internationales de justice» a déclaré Mme Dugal, principale représentante de la Communauté internationale baha’ie auprès des Nations Unies.
Les baha’is sont répandus à travers le monde (env.6 millions). Ils oeuvrent pour la paix, n’appartiennent à aucun parti politique et s’engagent avec conviction dans le dialogue inter-religieux. (apic/com/pr)




