Pour une réglementation des rapports réciproque

Rome:Benoît XVI a reçu le président tchèque: il se rendra dans le pays en septembre

Rome, 31 mai 2009 (Apic) Benoît XVI accomplira son 13e voyage apostolique en République tchèque du 26 au 28 septembre 2009, en réponse à l’invitation du président de la République, Vaclav Klaus, en visite au Vatican le 30 mai 2009. Le pape se rendra ainsi à Prague, Brno et Stara Boleslav, a annoncé le même jour le Bureau de presse du Saint-Siège.

«Acceptant les invitations du président de la République (Vaclav Klaus, ndlr) et de la Conférence épiscopale tchèque, Benoît XVI effectuera un voyage apostolique en République tchèque du 26 au 28 septembre 2009, se rendant à Prague, Brno et Stara Boleslav», a ainsi indiqué un communiqué publié le 30 mai 2009, en milieu de journée, par le Bureau de presse du Saint-Siège, alors que le chef d’Etat tchèque se trouvait encore dans le Palais apostolique.

Benoît XVI a reçu Vaclav Klaus pour un échange privé d’une vingtaine de minutes, au cours duquel les deux hommes ont entre autres évoqué en allemand le voyage que le pape accomplira dans un pays qui compte quelque 27 % de catholiques. Le chef d’Etat a ensuite rencontré le cardinal secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone et le secrétaire pour les relations avec les Etats, Mgr Dominique Mamberti. Peu après l’audience, un second communiqué du Bureau de presse du Saint-Siège a indiqué que le président Klaus s’était «félicité de la visite que Benoît XVI accomplira en septembre prochain en République tchèque»

Relations entre l’Etat tchèque et l’Eglise catholique

«Au cours des échanges cordiaux», il a en outre été question de «la situation du pays, particulièrement de certaines questions liées aux relations avec l’Eglise catholique, mais aussi sur l’avenir de l’Europe, en prenant en compte l’importance de son patrimoine culturel, spirituel et chrétien».

Le Saint-Siège attend la mise en oeuvre d’un accord signé à Prague en juillet 2002 sur «la réglementation des rapports réciproques». L’Eglise souhaite ainsi pouvoir exercer librement sa mission, en particulier en ce qui concerne le culte, le gouvernement pastoral et l’enseignement. Le problème de la restitution des biens de l’Eglise catholique, confisqués sous le régime communiste, n’est pas entièrement résolu.

Le sort de la cathédrale Saint-Guy, à Prague, en particulier, est la cause de fortes tensions entre l’Eglise catholique et l’Etat tchèque. Confisquée en 1954 par le régime communiste, restituée à l’Eglise en septembre 2006, la cathédrale est redevenue propriété de l’Etat en février 2007.

Au terme de l’audience, lors du traditionnel échange de cadeaux, le chef de l’Etat tchèque a offert au pape un pupitre ancien en bois. Benoît XVI lui a remis la médaille de son pontificat. Vaclav Klaus était accompagné de son épouse et d’une délégation de 9 personnes, dont l’ambassadeur de la République tchèque près le Saint-Siège, Pavel Vosalik.

Dans la matinée, le président tchèque, venu à Rome pour une journée à l’occasion de l’annonce de ce voyage, s’est rendu dans les grottes vaticanes pour se recueillir sur la tombe de Jean-Paul II et du cardinal tchèque Josef Beran (1888-1969), archevêque de Prague pendant plusieurs dizaines d’années et figure symbolique de la lutte de l’Eglise contre le régime communiste. (apic/imedia/cp/js)

31 mai 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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