Les trois piliers du sinistre régime appliqués par l’Etat hébreu

Israël: Selon une étude sud-africaine, les Palestiniens sont victimes d’apartheid

Gaza, 3 juin 2009 (Apic) Le Human Sciences Research Council (Conseil des recherches en sciences humaines, Hsrc), une organisation sud-africaine engagée dans la tutelle des droits humains, vient de publier un rapport dans lequel la politique israélienne dans les Territoires palestiniens est qualifiée de «politique d’occupation, de colonialisme et d’apartheid».

Selon l’étude, Israël met en oeuvre dans les Territoires palestiniens occupés les trois piliers de justifications qui furent à la base du régime ségrégationniste en place en Afrique du Sud jusqu’en 1994.

«Le premier pilier dérive de lois et de politiques israéliennes qui établissent une identité hébraïque à des fins législatives, instituant un statut légal préférentiel et des bénéfices matériels destinés seulement aux juifs et pas aux autres citoyens», dit la présentation du rapport. Le second pilier transparaît dans la politique générale de fragmentation du territoire palestinien pour faire en sorte que les palestiniens se déplacent seulement à l’intérieur de réserves bien limitées; en même temps. En même temps, Israël poursuit une politique d’appropriation continue des terres palestiniennes, éloignant toujours plus Jérusalem Est du reste de la Cisjordanie.

Le troisième pilier mentionné dans le rapport concerne la réduction progressive de la liberté des palestiniens: de la liberté d’expression, à celle d’opinion, de réunion, d’association et de mouvement; avec pour fin ultime de «supprimer le dissentiment à l’égard d’un système de domination et maintenir donc le contrôle sur les palestiniens en tant que groupe».

Le système auquel Israël a recours, selon les auteurs du rapport (des chercheurs africains, européens et israéliens aussi) est très similaire à la politique d’apartheid mise en pratique par l’Afrique du Sud, lorsque les sud-africains noirs étaient confinés dans des zones délimitées à cet effet, tandis que les sud-africains blancs jouissaient d’une liberté totale de mouvement et de tous leurs droits. (apic/misna/pr)

3 juin 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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