Le Caire: Satisfaction des Eglises face aux propos du président Obama sur l’islam
«Un discours qu’il fallait tenir depuis longtemps»
Le Caire, 5 juin 2009 (Apic) Des félicitations sont parvenues des Eglises du Proche-Orient pour le discours tenu jeudi 4 juin au Caire par le président américain Barack Obama. «Un discours qu’il fallait tenir depuis longtemps; le président américain a eu le courage de le faire, en choisissant l’Égypte pour sa position et son poids au Proche-Orient et dans le monde islamique», a déclaré au Service d’Information religieuse (Sir) Mgr Giuseppe Sarraf, évêque des Chaldéens du Caire.
«Le message fort qui en découle – a-t-il ajouté – est de travailler ensemble pour trouver une solution à tout un programme: la démocratie, le terrorisme, la liberté de religion, les droits de l’homme, la dignité de la femme, la mondialisation, qui sont au coeur des débats entre modérés et fondamentalistes dans le monde islamique. Espérons que l’islam et le monde arabe sauront saisir cette main tendue».
Concernant le conflit israélo-palestinien, «les paroles d’Obama seront d’autant plus importantes que les deux parties, États-Unis et monde arabe, se montreront sincères», selon Mgr Paul Dahdah, archevêque des Latins au Liban. Dans un entretien à l’agence Sir, reprise par l’agence Misna, l’archevêque a formulé le souhait que «ce discours ne serve pas seulement à changer l’image des États-Unis mais aussi à mettre en oeuvre une activité politique forte destinée à résoudre la véritable source de tous les problèmes dans la région: le conflit Israélo-palestiniens. Si l’on ne résout pas cela, tendre la main ne servira à rien».
Un changement de stratégie évident des Américains
Pour le Custode de Terre Sainte, Père Pierbattista Pizzaballa, «nous sommes en présence d’un changement de stratégie évident des Américains qui sera sans aucun doute accueilli positivement dans le monde arabe. C’est de bon augure pour l’avenir». Selon le Père Pizzaballa, «le discours du président des États-Unis a été très équilibré, en réaffirmant les liens du pays avec Israël tout en adoptant une nouvelle position à l’égard du monde arabe, marquant un nouveau départ et un changement de stratégie et de rapports qui donneront un nouvel essor à la recherche d’une solution du principal problème: le conflit israélo-palestinien». Interviewé par Radio Vatican, le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, le Père Federico Lombardi, a observé que «le discours prononcé aujourd’hui par Obama est très significatif et peut être important pour établir de nouvelles relations entre les États-Unis et le monde musulman», précisant par ailleurs que le Vatican a beaucoup apprécié l’intervention du président américain, susceptible de relancer la cause de la paix. L’Osservatore Romano, quotidien du Saint-Siège, se montre lui aussi très enthousiaste: «Sans fermer les yeux devant les divergences et les tensions, sans éluder les préjugés et les problèmes, Barack Hussein Obama a proposé un nouveau départ dans les relations entre les États-Unis et le monde islamique». (apic/misna/bb)




