Il succède à Fritz-René Müller: consécration en septembre

Suisse: L’Eglise catholique-chrétienne a élu le curé Harald Rein comme évêque

Olten, 12 juin 2009 (Apic) Le Synode national de l’Eglise catholique-chrétienne de la Suisse, réuni à Olten, a élu le 12 juin le curé Harald Rein comme nouvel évêque. Harald Rein a réuni sur 87 voix sur 120 voix, au second tour de scrutin, obtenant ainsi la majorité des deux tiers requise. Il succède à Fritz-René Müller, démissionnaire

L’évêque élu Harald Rein est né en 1957 en Allemagne. Il est citoyen Suisse depuis 8 ans. Il a acquis sa formation théologique à Bochum, Marburg, Bonn et Berne. Il a terminé ses études à la faculté de théologie catholique-chrétienne en 1983 et est entré dans le clergé de l’Eglise catholique-chrétienne de la Suisse.

Il était curé à Obermumpf-Wallbach de 1983 à 1993. Il travaille depuis 1993 comme curé dans la paroisse de Zurich. Dès 2001 il a occupé le poste de vicaire épiscopal de l’évêque Fritz-René Müller, démissionnaire. Après la démission de ce dernier il a assumé la tâche d’administrateur du diocèse, et s’est aussi engagé dans diverses commissions nationales et a représenté les Eglises vieilles-catholiques à des conférences internationales.

En 1986 il a obtenu le doctorat à l’Université de Lucerne avec un travail de théologie pastorale sur les Eglises au bord d’autoroutes. Il a été à plusieurs reprises chargé de cours sur le management de paroisses au département de théologie catholique-chrétienne à l’Université de Berne.

En tant qu’évêque Harald Rein souhaite s’engager pour la pérennité de l’Eglise catholique-chrétienne: «L’Eglise, dit-il, est le lieu où ciel et terre se touchent». Il souhaite en outre mettre ses priorités dans le travail avec les enfants et la jeunesse, le travail social et la collaboration oecuménique.

Le nouvel évêque entend accorder une grande importance au renforcement de l’enseignement, de la liturgie et de la pratique des sacrements qui permettent aux croyants de s’orienter. Il souhaiterait être «l’évêque que l’on perçoit dans toutes les paroisses». Sa consécration aura lieu le 12 septembre 2009.

Irlande: Les abus sur les enfants «faisaient partie d’une culture prévalente dans l’Eglise»

Les évêques irlandais déplorent les «actes abjects» de certains

Dublin, 12 juin 2009 (Apic) Les abus commis contre les enfants hébergés dans les institutions dirigées par des prêtres et des religieuses catholiques faisaient partie d’une culture prévalente en ce temps là dans l’Eglise catholique en Irlande, regrette la Conférence des évêques catholiques d’Irlande. La Conférence épiscopale irlandaise a fait cet aveu à l’issue de son assemblée générale d’été tenue au Collège St-Patrick de Maynooth, près de Dublin.

Les évêques catholiques d’Irlande ont passé la plus grande partie de leur assemblée d’été cette semaine à analyser le rapport du juge Sean Ryan, qui a dirigé la Commission d’enquête sur les abus commis sur les enfants. Cette Commission, après neuf ans d’enquête, a conclu que des négligences et des abus sexuels, physiques et émotionnels parfois «endémiques», avaient été commis dans ces institutions durant des décennies. Le rapport, publié le 20 mai dernier, a suscité une grande vague d’émotions en Irlande et provoqué une intense introspection de la hiérarchie et du clergé.

«Le rapport Ryan représente l’accusation récente la plus troublante d’une culture qui était prévalente dans l’Eglise catholique en Irlande pendant bien trop longtemps», déclarent les évêques dans leur communiqué publié sur le site internet de la Conférence des évêques catholiques d’Irlande (cf. www.catholicbishops.ie).

«Des crimes odieux ont été perpétrés contre les plus innocents et les plus vulnérables», écrivent-ils, en relevant que ces «actes abjects» qui ont des effets la vie durant ont été commis sous couvert de la mission au service de Jésus Christ. Les évêques reconnaissent également que ces abus «représentent une trahison grave de la confiance qui était placée dans l’Eglise». Les membres de la Conférence épiscopale irlandaise demandent pardon pour leur manquement, affirmant «avoir honte», être «humiliés et repentants» face au fait que des membres de l’Eglise se soient tant éloignés de leurs idéaux chrétiens.

Les évêques, qui se disent profondément tristes «face à des souffrances de tant de personnes qui ont duré si longtemps», offrent leur aide à ceux qui sont passés par ces institutions et s’engagent à assister ceux qui ont été abusés. (apic/cns/icbc/com/be)

12 juin 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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