Somalie: Les femmes vont où les agences humanitaires n’osent plus aller à Mogadiscio

La situation empire pour les déplacés victimes de la guerre

Mogadiscio, 13 juillet 2009 (Apic) Dans Mogadiscio en guerre, des groupes de femmes essayent de remplir le vide humanitaire. Là où les organisations humanitaires n’osent aller, elles y vont pour porter assistance à des milliers de personnes déplacées, à cause des combats dans la capitale.

Depuis mai, des violents affrontements ont lieu entre les troupes loyales au gouvernement du président Sheikh Sharif Ahmed et deux groupes islamistes armés de l’opposition, incluant la milice al-Shabab, qui contrôle la majorité du sud et le centre du pays. A cause de ces violences, plus de 278’000 personnes ont fui leurs foyers pour se réfugier ailleurs.

Selon des organisations de la société civile locale, citées par le l’agence de presse de l’ONU, IRIN (Réseau régional d’information intégrée), du fait de l’insécurité due aux troubles, les agences humanitaires ont difficilement accès à ces personnes déplacées. Les groupes de femmes peuvent se déplacer plus librement. «Nous avons eu des problèmes, puis les belligérants nous (les femmes) ont laissé aider ceux qui en avaient besoin. Quand ils voient un groupe de femmes, ils ne nous embêtent pas», a souligné à IRIN Asha Sha’ur, activiste et membre de la société civile.

Il y a de plus en plus de personnes «déplacées et désespérées» qui arrivent dans les camps situés entre Mogadiscio et Afgove (sud), a déclaré pour sa part, Jowahir Ilmi, présidente de l’organisation «Concerne femmes somaliennes» (CFS), gérée par des femmes déplacées.

«Nous avons déjà aidé dans le passé, mais maintenant la situation est pire» remarque Asha Sha’ur.

En attendant, les populations continuent de fuir les combats. «L’exode en provenance de la capitale continue», indique l’Organisation Elmann, qui milite en faveur0 des droits de l’homme (EHRO), basée à Mogadiscio. «Beaucoup d’autres personnes quittent la capitale», a affirmé Ali Sheikh Yassin, vice-président de l’organisation, tout en faisant observer que «les combats se poursuivent et rien n’indique qu’ils cesserons bientôt». (apic/ibc/pr)

13 juillet 2009 | 14:13
par webmaster@kath.ch
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