Suisse: Rencontre entre intellectuels tibétains et chinois à Genève
La question du Tibet est liée à la démocratisation de la Chine
Genève, 10 août 2009 (Apic). Dans une déclaration commune, intellectuels tibétains et chinois, réunis en conférence à Genève la semaine passée, ont déclaré que le peuple tibétain avait le droit à l’autodétermination. Ils ont aussi affirmé que la solution de la question tibétaine était liée à la démocratisation de la Chine.
La première conférence internationale entre intellectuels tibétains et chinois, inaugurée par le Dalaï Lama la semaine passée a pris fin le 8 août à Genève, indique la «Neue Zurcher Zeitung» du 10 août. Selon le journal, les Chinois, avec 70 participants, représentaient la majorité des 100 personnes présentes. Peu d’entre eux vivent cependant encore en Chine.
La déclaration commune finale souligne que la cause de la question tibétaine n’est pas un conflit entre deux peuples, mais l’autoritarisme du gouvernement chinois. Elle recommande au gouvernement tibétain en exil de constituer des forums au cours desquels Tibétains et Chinois puissent se rencontrer.
Dissident catholique
Parmi les intellectuels présents, il y avait le dissident Harry Wu. En tant que Chinois, il s’est dit coupable que les Tibétains soient opprimés de la sorte. Pour cette raison, il apporte son soutien au Dalaï Lama. Harry Wu, qui n’a plus le droit de se rendre dans son pays, est engagé pour l’abolition des camps de travail chinois. Il a créé à cet effet à Washington la «Laogai Research Foundation», qui enquête depuis 1992 sur les crimes et les violations des droits humains commis dans ces camps de travail. Issu, selon ses propres dires, d’une famille de la bourgeoisie, Harry Wu est catholique. Dans les années 1960 et 1970, il a lui-même été détenu durant 19 ans dans de tels camps de travail.
Le Dalaï Lama, qui avait ouvert la conférence le 6 août, n’est pas resté jusqu’à la fin. Le 7 août, il quittait déjà les Tibétains de Suisse. (apic/nzz/pem/js)




