Rome: Benoît XVI se rendra à Viterbe et Bagnoregio le 6 septembre

Dans un contexte politique italien difficile

Rome, 1er septembre 2009 (Apic) La visite pastorale que Benoît XVI effectuera le 6 septembre 2009 à Viterbe et Bagnoregio, dans la région du Latium, au nord de Rome, s’inscrit dans un contexte de relations difficiles entre l’Eglise et l’Etat italien. Le président du Conseil, Silvio Berlusconi, dont la presse italienne avait évoqué, en août dernier, une éventuelle présence à Viterbe, ne participera finalement pas à cette journée et sera remplacé par son secrétaire d’Etat, Gianni Letta.

Au cours de son 16e déplacement en Italie, le pape se recueillera devant les reliques de saint Bonaventure (1217/1221-1274), père de l’Eglise et philosophe, né à Bagnoregio. Il visitera aussi Viterbe, où se trouve le corps de sainte Rose (1233-1251), une tertiaire franciscaine contemporaine de saint Bonaventure.

Benoît XVI quittera ainsi sa résidence de Castel Gandolfo en hélicoptère à 8h30 pour atterrir à 9h sur le terrain de sport «Rocchi» de Viterbe. A 9h30, il sera accueilli par l’évêque de Viterbe, Mgr Lorenzo Chiarinelli, l’ambassadeur d’Italie auprès du Saint-Siège, Antonio Zanardi Landi, le nonce apostolique en Italie, Mgr Giuseppe Bertello, mais aussi les autorités civiles, dont le président de la région du Latium, Piero Marrazzo et le maire de Viterbe, Giulio Marini, devant le Palais des Papes, situé sur la place Saint-Laurent. Sur le chemin le menant vers cette place, le pape passera devant la cathédrale et en bénira les deux nouvelles portes de bronze.

Après le traditionnel échange de cadeaux avec le maire et l’évêque de Viterbe, Benoît XVI effectuera une brève visite privée de la Salle du Conclave. En 1271, alors que les cardinaux ne parvenaient pas à élire un pape depuis plusieurs mois, saint Bonaventure suggéra de les enfermer dans cette salle, permettant ainsi l’élection de Grégoire X (1271-1276). Viterbe fut le siège de la papauté pendant 24 ans, de 1257 à 1281, où 5 papes se sont succédés.

Un programme chargé

A 10h15, Benoît XVI célébrera la messe dans la «Valle Faul», à Viterbe, avant de réciter l’Angélus. Par la suite, le pape s’arrêtera brièvement au sanctuaire de sainte Rose pour y vénérer ses reliques. Sur la place située en face du sanctuaire, les porteurs de la «Macchina di Santa Rosa» seront présents. Chaque année, le 3 septembre, une énorme tour de 5 tonnes et de 30 mètres de haut, illuminée de torches et de lumières électriques, avec une statue de sainte Rose au sommet est portée en procession par une centaine d’hommes.

Benoît XVI se dirigera ensuite vers le sanctuaire de Notre-Dame du Chêne, la patronne du diocèse, situé près de la ville de Viterbe. Après un temps de repos, une visite privée dans ce sanctuaire marial est prévue à 16h30, au cours de laquelle le pape effectuera un temps d’adoration du Saint-Sacrement et prononcera une prière à la Vierge. Dans ce sanctuaire, des religieux cloîtrés des différents monastères du diocèse seront présents. Cette Vierge de Notre-Dame du Chêne fut solennellement couronnée par JeanPaul II lors de sa visite apostolique, le 27 mai 1984.

A 17h, Benoît XVI quittera en hélicoptère le terrain de sport «Rocchi» de Viterbe, pour arriver à Bagnoregio, 30 km plus au nord, sur le terrain de sport «Alessandro Pompei», à 17h20. Le souverain pontife y sera accueilli par le maire de Bagnoregio, Francesco Bigiotti.

A 17h30, Benoît XVI visitera la cathédrale Saint-Nicolas de Bagnoregio, prendra un temps d’adoration du Saint-Sacrement puis vénèrera les reliques de saint Bonaventure. Un quart d’heure plus tard, une rencontre avec les habitants de cette ville aura lieu place Saint-Augustin, au cours de laquelle le pape prononcera un discours.

Benoît XVI quittera Bagnoregio à 18h30 en hélicoptère, depuis le terrain de sport «Alessandro Pompei» pour regagner Castel Gandolfo à 19h30.

Sainte Rose et saint Bonaventure, deux franciscains contemporains

Originaire d’une famille très pauvre de Viterbe, Rose a une vie courte, mal connue et pourtant, elle a la réputation, dès son plus jeune âge, de mener une vie pieuse et accompagnée de plusieurs miracles et conversions. Rentrant dans le Tiers-Ordre franciscain pendant l’occupation de Viterbe par les troupes de l’empereur Frédéric II (1247), elle encouragea le peuple à la résistance et à la pénitence, poursuivant ses prophéties. Elle aurait souhaité entrer dans le monastère de Sainte-Marie-des-Roses de Viterbe, mais elle n’y fut pas accueillie, peut-être en raison de sa pauvreté ou à cause de ses implications dans la vie politique de la ville. Elle retourna alors dans sa cellule où elle mourut en mars 1251. En 1258, son corps fut déposé dans l’église du monastère de Sainte-Marie-des-Roses. Elle fut canonisée en 1457 par Calixte III (1455-1458).

C’est en entrant dans les ordres chez les franciscains, en 1243, que Giovanni da Fidanza a pris le nom de Bonaventure. Théologien, docteur de l’Eglise, ministre général des franciscains, il est, à l’instar de son contemporain Thomas d’Aquin, l’un des piliers de la théologie chrétienne du Moyen Age. Saint Bonaventure fut canonisé en 1482 par Sixte IV (1471-1484). En 1957, Joseph Ratzinger avait obtenu son habilitation à l’enseignement par sa thèse de post-doctorat sur «La théologie de l’histoire chez saint Bonaventure». (apic/imedia/lb/js)

1 septembre 2009 | 16:50
par webmaster@kath.ch
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