Rome: Affaire Wiliamson: le porte-parole du Vatican se dédouane
Et met la faute sur le cardinal Hoyos et la Secrétairerie d’Etat
Rome, 24 septembre 2009 Le porte-parole du Vatican se dédouane dans l’affaire Wiliamson. Surtout, il met en cause le cardinal Hoyos et la Secrétairerie d’Etat. Il déplore sa mise à l’écart dans ce dossier.
La chaîne de télévision suédoise SVT a publié sur son site Internet (http://svt.se), dans la soirée du 23 septembre, un courrier électronique envoyé par le père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, au responsable de l’émission diffusée le soir même sur l’Affaire Wiliamson.
L’émission révélait, entre autres, qu’un évêque suédois avait transmis au Saint-Siège l’information concernant les positions négationnistes de Mgr Williamson quelques jours avant la levée de son excommunication, en janvier dernier.
Dans ce mail, le porte-parole du Vatican confie qu’il n’a pas été au courant de l’interview controversée de l’évêque lefebvriste négationniste avant sa diffusion. «Le cardinal Castrillon Hoyos (alors président de la Commission ›Ecclesia Dei’, ndlr), ne m’en a rien dit avant la diffusion», a précisé le père Lombardi.
«Je ne savais pas qu’une note sur Williamson avait été envoyée au Vatican, et je ne sais pas qui l’a reçue et lue, personne ne m’en a parlé», a encore confié le père jésuite pour qui, par ailleurs, «le pape a dit qu’il n’avait pas été informé lorsqu’il a approuvé la levée des excommunications». «Je suis certain qu’il dit la vérité», a aussi affirmé le père Lombardi.
Par ces mots, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège s’est clairement dédouané de toute responsabilité dans cette affaire et a remis explicitement la faute sur l’ancien président de la Commission «Ecclesia Dei» ainsi que sur l’appareil qui est au service du pape, la Secrétairerie d’Etat.
A mots couverts, le père Lombardi a reconnu depuis le début de cette affaire qu’il avait été mis de côté. Deux jours avant la levée de l’excommunication des 4 évêques lefebvristes, une réunion des proches collaborateurs du pape avait eu lieu au Vatican, sans le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, au cours de laquelle il avait été jugé que le décret était assez clair et ne justifiait aucune explication à la presse. (apic/imedia/pr)




