Fribourg: Des centaines d’agriculteurs du Sud meurent chaque année d’empoisonnement
Helvetas ouvre l’enquête sur ces crimes
Fribourg, 16 octobre 2009 (Apic) Chaque année, des centaines d’agriculteurs des pays du Sud meurent des suites d’un empoisonnement par des produits toxiques utilisés dans la culture du coton conventionnel, dénonce l’organisation Helvetas. Celle-ci annonce qu’elle ouvrira une enquête sur ces crimes le 21 octobre entre midi et 13h30 à Fribourg.
Helvetas donne rendez-vous ce jour-là à la Rue de Romont. «Sur le lieu du crime, des enquêteurs informeront des résultats de leurs investigations», précise l’organisation.
L’utilisation de produits toxiques dans la culture du coton conventionnel provoque une chaîne de réactions aux conséquences dramatiques. Ainsi, explique Helvetas, l’eau potable est contaminée, des coccinelles et autres insectes utiles à la plante de coton ne peuvent pas survivre, et des animaux domestiques et du bétail sont intoxiqués. Par ailleurs, les femmes ne peuvent pas travailler dans les champs sans menacer leur santé, celles des nourrissons et des bébés qu’elles portent.
«Les producteurs manquent d’information sur les conditions et les risques d’utilisation des produits chimiques et ne connaissent généralement pas l’existence de méthodes alternatives et durables permettant de lutter contre les ravageurs», affirme Helvetas. Avec l’action «Lieu du crime», l’organisation veut rendre le public attentif aux problèmes que pose la culture conventionnelle du coton. «En choisissant du coton de culture biologique et produit selon les principes du commerce équitable, les consommateurs peuvent participer à faire cesser ce drame». (apic/com/bb)




