La manifestation en est à sa 20e édition
Fribourg: 1’500 jeunes attendus ce week-end à «Prier Témoigner»
Fribourg, 3 novembre 2009 (Apic) 1’500 chrétiens, dont mille jeunes, participeront les 7 et 8 novembre aux 20 ans de «Prier Témoigner», à Fribourg. Une rencontre qui touche les cœurs, estime l’aumônier Nicolas Glasson, dans une interview accordée au quotidien «La Liberté». L’abbé Nicolas Glasson, qui participe depuis 1993 à la manifestation et en est l’aumônier depuis quatre ans, évoque les défis et les espoirs de ce grand rendez-vous de la vie ecclésiale.
Selon lui, le rassemblement a trouvé son public, avec un équilibre entre les générations. Sa force et sa spécificité, «c’est de réunir des croyants de tous âges, contrairement aux JMJ ou à ThéoMania, en Valais. Il y a eu des périodes où les jeunes désertaient un peu le rassemblement. C’est un défi constant de trouver l’équilibre; nous ne pouvons nous reposer sur nos lauriers».
En visant large, admet l’aumônier, «Prier Témoigner» suscite immanquablement des mécontentements. Des personnes âgées peuvent se dire agacées par la musique rock de P.U.S.H, alors que ce groupe est à la hauteur de l’attente des jeunes. En revanche, les jeunes vont trouver trop théorique l’atelier d’échange et d’enseignement du dimanche, c’est pourquoi nous proposons des programmes spécifiques par tranches d’âges. Pour nous, cette diversité de réactions, c’est plutôt bon signe».
n 20 ans, la jeunesse a changé. Quels sont les nouveaux défis que vous avez à relever?
L’abbé Nicolas Glasson vois deux défis pour ce rassemblement qui a vu une jeunesse changer ces 20 dernières années. Le premier, assure-t-il, c’est le devoir de soigner les témoignages. Les jeunes de la nouvelle génération cherchent des maîtres, des témoins. Nous devons proposer des témoignages suffisamment objectifs pour offrir des valeurs d’enseignement et de repère pour tout le monde. Le second, poursuit-il, c’est de veiller à ce que les jeunes ne viennent pas qu’en consommateurs. C’est pourquoi nous demandons aux animateurs de préparer les jeunes à la rencontre.
Cette manifestation, explique encore l’aumônier, est placée sous l’autorité des évêques. «Nous sommes en lien avec toutes les paroisses de Suisse romande au travers de notre journal».
Repères
L’histoire de «Prier Témoigner» remonte au 18 novembre 1990. Les premiers témoins invités furent le Père Daniel-Ange et Mgr Pierre Mamie. La rencontre a été organisée par l’Apostolat de la prière, un mouvement qui cherchait à l’époque à se rajeunir, et par le Renouveau charismatique. Elle a attiré près de 1’400 participants sur le week-end, dont 500 jeunes. Fort de ce succès, le comité a invité Sœur Emmanuelle pour la 2e édition. Jusqu’en 1998, la cheville ouvrière était Daniel Pittet, puis la coordination a été reprise par Claude Schenker. En 20 ans, 25 000 Romands, dont 15’000 ados, y ont participé.
Les témoins se sont succédé année après année: Jean Vanier, Guy Gilbert, Nicolas Buttet, Georges Haldas, l’auteur-compositeur belge Théo Mertens, Jean-Philippe Rapp, le cardinal Georges Cottier, de nombreux évêques, des religieuses comme Mère Hortense, ancienne abbesse de la Fille-Dieu ou Sœur Moïsa, des fraternités de Jérusalem.
L’édition 2009 accueillera comme témoins le Père René-Luc, Claire Ly, chargée de cours sur le bouddhisme, le jeune prieur dominicain David Macaire, la Sœur Laura Patelli, le nonce apostolique Mgr Francesco Canalini et d’autres personnalités romandes. (apic/lib/pf/pr)




