Rome: Visite au Vatican du Premier ministre hongrois Gordon Bajnai
Poursuite du dialogue bilatéral au cœur des discussions
Lors de ces entretiens, indique un communiqué du Bureau de presse du Saint-Siège, les deux parties ont donc d’abord noté combien les accords bilatéraux de ces dernières années avaient scellé les rapports réciproques. Ces discussions ont aussi été officiellement l’occasion d’évoquer les relations entre la communauté ecclésiale et la communauté civile, et aussi de souligner «l’importance de poursuivre sur la voie du dialogue».
Discussion sur le financement public des écoles et universités catholiques
Ainsi, s’ils sont liés par un accord concordataire sur le financement des institutions catholiques depuis 1997, le Saint-Siège et les autorités locales ont vu leurs relations se détériorer à l’automne 2004, lorsque le Parlement à Budapest a voté des mesures pour diminuer le financement de l’Etat en faveur des écoles et universités catholiques. Depuis, les deux parties sont arrivées à un accord pour le financement des activités de l’Eglise catholique hongroise dans le domaine de l’éducation, mais la proportion de ce financement est souvent discutée.
Par ailleurs, a indiqué le Saint-Siège après la visite de Gordon Bajnai, les discussions ont également tourné autour de questions d’actualité internationale, parmi lesquelles la crise internationale à la lumière de l’encyclique «Caritas in veritate»«, ou encore la présidence tournante de l’Union européenne qu’assumera la Hongrie au 1er semestre 2011.
Pages déchirées
Benoît XVI et le Premier ministre hongrois se sont entretenus en privé, en anglais, pendant 20 minutes, avant de procéder à l’échange de cadeaux. Le pape a offert au chef du gouvernement hongrois un stylo ayant la forme d’une colonne du baldaquin du Bernin de la basilique Saint-Pierre. Quant à Gordon Bajnai, il a remis à Benoît XVI un ouvrage du 18e siècle, le Dictionarium historicum du bénédictin français Augustin Calmet (1672-1757). En feuillant cette épaisse encyclopédie en latin, le pape a déchiré quelques pages par mégarde.
A peine sorti du Vatican, le Premier ministre hongrois a souhaité remercier le Saint-Siège et l’Eglise catholique «pour leur solidarité et leur appui» à l’égard des Hongrois très fortement frappés par la crise économique. Interrogé par la radio publique hongroise, Gordon Bajnai a également salué les rapports «forts et équilibrés» entre Budapest et le Vatican.
Elu le 14 avril dernier par le Parlement hongrois, Gordon Bajnai, homme politique sans étiquette, est à la tête d’un gouvernement de crise jusqu’aux élections législatives du printemps 2010. Il est âgé de 41 ans. Près de 52 % de la population hongroise est catholique, mais le nombre de pratiquants est beaucoup plus faible. Les protestants, calvinistes ou luthériens, représentent environ 19 % de la population. (apic/imedia/ami/be)




