Kenya : Le projet de nouvelle constitution dévoilé au public

Appel aux Eglises pour aider à résoudre le problème des kadis

Nairobi, 18 novembre 2009 (Apic) Le président du Comité des experts africains pour la Constitution (CoE) du Kenya, Nzamba Kitonga, a invité le 17 novembre les Eglises du pays à aider à harmoniser les questions sur les kadis ou tribunaux musulmans. Certaines Eglises s’opposent à l’introduction de ces tribunaux spécialisés dans le jugement des droits coutumiers et sociaux (mariages, divorces, héritages) dans la nouvelle constitution. Les musulmans eux la réclament.

La mouture du projet nouvelle constitution a été dévoilée le 17 novembre au public, lors d’une cérémonie officielle présidée par le Premier ministre kenyan Raila Odinga. Selon Radio France internationale (RFI), des centaines de personnalités dont des membres du gouvernement, des députés, des chefs religieux, des représentants de la société civile, ainsi que de nombreux citoyens ont assisté à cette cérémonie.

Pour le Premier ministre Raila Ondiga, le problème des kadis n’est pas «aussi litigieux» qu’on le croit. «Les Kenyans, a-t-il estimé, doivent être aussi constructifs que possible, lorsque nous nous mettons un problème sur la table: l’élaboration d’une constitution». Auparavant, Nzamba Kitonga, avait instamment demandé aux Eglises, de continuer à travailler avec la comité autour la question des kadis. «Nous devrions pouvoir parvenir à une solution acceptable à ce problème (…)», a-t-il souligné, selon le Service d’information catholique pour l’Afrique (CISA).

Réduction du pouvoir présidentiel

Le projet de nouvelle constitution doit être soumis à la population pour avis pendant 30 jours. Ensuite, il sera présenté à l’Assemblée nationale, puis soumis à référendum en 2010. Dans ses grandes lignes, il réduit les pouvoirs du président de la république, qui reste le chef des forces armées et préside le Conseil national de sécurité. Le Premier ministre a le statut de chef du gouvernement. Il dirige les travaux et préside les réunions ministérielles. Le prtojet préconise aussi une décentralisation poussée en introduisant, selon l’Agence France presse (AFP), des gouvernements de région et de canton, la limitation de la taille du gouvernement à 20 ministres et la création d’une chambre haute du parlement, le Sénat.

Le projet de nouvelle constitution a été élaboré durant plusieurs mois de travail, de consultations publiques et de compilation d’anciens projets, dont celui qui a été rejeté par référendum en 2005. Les Eglises kenyanes dans toutes leurs diversités, ont contribué à sa rédaction. (apic/ibc/bb)

18 novembre 2009 | 11:02
par webmaster@kath.ch
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