Suisse: Des imams doivent suivre des cours d’intégration en Thurgovie
C’est insuffisant, estime Hisham Maizar, président de la FOIS
Frauenfeld, 14 décembre 2009 (Apic) Quelques imams font partie d’un groupe d’une dizaine de personnes obligées de suivre des cours d’intégration dans le canton de Thurgovie. Mais cela ne suffit pas pour une intégration complète des imams, selon Hisham Maizar, président de la Fédération des organisations islamiques de Suisse (FOIS).
Le canton de Thurgovie mène un projet pilote en matière d’intégration de ressortissants venant de l’extérieur de l’Union européenne et s’installant en Suisse. De tels projets, selon le quotidien thurgovien «Thurgauer Zeitung», sont menés dans les cantons de Zurich, Bâle, Soleure et Argovie.
Parmi les dix contrats d’intégration qui ont été signés, la moitié concerne des religieux, en particulier des imams, selon Oliver Lind, le préposé cantonal à l’intégration. Il considère qu’il est positif que les imams aient été d’accord de participer aux cours pour en savoir plus sur la Suisse afin de mieux s’intégrer. Le quotidien thurgovien rapporte lundi qu’Oliver Lind a visité les mosquées concernées pour voir la manière dont travaillent les imams.
Dans une déclaration faite lundi 14 décembre à la «Thurgauer Zeitung», Hisham Maizar, un médecin qui vit depuis 1980 à Roggwil (Thurgovie), estime que cela ne suffit pas si l’on veut une intégration complète des imams. Les imams, outre l’apprentissage de la langue, doivent également être préparés au dialogue social et interreligieux en Suisse. Et cette tâche peut être réalisée par les organisations faîtières musulmanes. «Les imams devraient aussi s’engager envers les organisations musulmanes faîtières en Suisse», estime-t-il. Il en espère une meilleure intégration et une promotion de la collaboration avec les autorités. (apic/tz/be)




