«Superstitions», «attractions touristiques», …
Philippines: Des évêques dénoncent les crucifixions à vif
Manille, 24 mars 2010 (Apic) Des évêques philippins s’opposent aux crucifixions à vifs et aux flagellations durant la semaine sainte, des traditions bien ancrées dans le pays. Les croyants doivent renoncer à ces pratiques, ont affirmé plusieurs évêques dans des déclarations ou lors d’interviews, diffusés sur le site internet de la Conférence épiscopale philippine.
Mgr Rolando Tirona, évêque de Infanta, a qualifié ces pratiques de «expressions de superstitions». Mgr Dinualdo Gutierrez, évêque de Marbel, a accusé les organisateurs de crucifixions d’être sensibles à l’appât du gain. Ils n’organisent que des attractions touristiques, selon lui.
Durant la semaine sainte, des centaines de personnes défilent dans les rues des villes et des villages de ce pays majoritairement catholique, et beaucoup se flagellent eux-mêmes avec un fouet. Dans le village de San Pedro, dans le diocèse de San Fernando au nord de la capitale Manille, la passion du Christ est jouée depuis 54 ans le Vendredi-saint. Des personnes se laissent clouer les mains sur une croix. L’évêque auxiliaire Pablo David a affirmé dans les médias philippins que l’Eglise tolérait cette pratique mais ne la soutenait pas.
L’an dernier, plus de 20 hommes ont été ainsi crucifiés. Les autorités de San Fernando ont décrété une interdiction de crucifixion pour les étrangers. L’an dernier, quelques touristes s’étaient laissé clouer sur une croix simplement par jeu, ont expliqué les autorités pour justifier leurs mesures. (apic/kna/maz/bb)




