Haïti: Visite d’une délégation du Conseil œcuménique des Eglises
Sous la direction du pasteur Tveit, secrétaire général
Port-au-Prince, 16 juin 2010 (Apic) Une délégation internationale de responsables chrétiens emmenée par le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Eglises (COE), se trouve en Haïti pour une visite de trois jours. A cette occasion, ils rencontreront des responsables d’Eglise, des représentants des autorités et des personnes touchées par le séisme du 12 janvier.
La délégation est constituée de responsables œcuméniques d’Amérique du Nord, des Caraïbes, d’Amérique latine, de France et de la République dominicaine, informe l’agence œcuménique ENI «Pour moi, il est important de voir et d’écouter les Haïtiens et de voir comment les Eglises peuvent répondre à leurs besoins de façon significative», a déclaré le pasteur Tveit, selon sa porte-parole Maria Halava, de l’Alliance ACT. «Il est important que le peuple haïtien lui-même soit impliqué dans tout travail de reconstruction», a ajouté le leader du COE.
Un million d’individus se sont retrouvés sans abri
Le pasteur Tveit, théologien de Norvège, est entré en fonction au COE quelques jours seulement avant le tremblement de terre en Haïti. Il a rendu visite au projet de l’Aide de l’Eglise norvégienne au Bel-Air, dans les faubourgs de la capitale Port-au-Prince. Ce quartier fait partie de ce qu’on appelle la zone rouge, c’est-à-dire la zone la plus sérieusement touchée par le séisme. La délégation œcuménique a pu constater que des gens installés dans des camps vivent encore sous des tentes en plastique et qu’ils restent vulnérables aux pluies et aux ouragans. Selon les données du gouvernement haïtien, environ 230’000 personnes ont péri, 300’000 ont été blessées et un million d’individus se sont retrouvés sans abri suite au séisme.
«Il faudra du temps avant de pouvoir voir le changement», a déclaré la pasteure Bernice Powell Jackson, présidente du COE pour l’Amérique du Nord. Elle a comparé la situation avec celle de la Nouvelle-Orléans, aux Etats-Unis, qui a été frappée par l’ouragan Katrina en 2005. «On avait l’impression que les dégâts étaient si grands qu’il n’y avait rien à faire, mais aujourd’hui, cinq ans plus tard, on voit les progrès qui ont été faits», a affirmé la pasteure Jackson.
Les membres de la délégation ont souligné que pour que les Haïtiens puissent reconstruire leur vie, ils ont besoin d’un apaisement mental et spirituel. «Ensemble, nous pouvons trouver le moyen de renforcer la communauté d’Eglises», a déclaré Lorenzo Mota King, directeur exécutif des services sociaux de l’Agence dominicaine des Eglises, qui est membre de l’Alliance ACT. La République dominicaine apporte une aide considérable à Haïti, son voisin, depuis le tremblement de terre. (apic/eni/bb)




