Rome: Pour le cardinal Canizares Llovera, les lois qui ne protègent pas la vie ne sont pas «respectables»

Réaction après l’entrée en vigueur de la loi de libéralisation de l’avortement en Espagne

Rome, 3 août 2010 (Apic) Les normes qui ne protègent pas la vie ou qui vont à son encontre ne sont pas «respectables», a affirmé le cardinal Antonio Canizares Llovera, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, le 30 juillet 2010, à Aranjuez, en Espagne. Ses propos, rapportés lundi par L’Osservatore Romano, intervenaient quelques semaines après l’entrée en vigueur de la loi de libéralisation de l’avortement en Espagne.

Clôturant un colloque sur le thème de ›l’immense valeur de la vie’, le cardinal Canizares Llovera a soutenu que celui qui niait le droit à la vie était contre la démocratie et menait la société «vers le désastre». Lorsqu’une loi légitime l’avortement ou l’euthanasie, a-t-il expliqué, «elle cesse d’être une véritable loi civile moralement contraignante».

Une loi qui «cesse d’être une véritable loi civile moralement contraignante»

En outre, aux yeux du cardinal espagnol, «le moment arrivera bientôt où nous aurons honte de l’avortement comme nous l’avons déjà fait avec l’esclavage». Le 29 juillet, le nouveau président de l’Académie pontificale pour la vie, Mgr Ignacio Carrasco de Paula, un Espagnol, avait déjà vivement critiqué la nouvelle loi de libéralisation de l’avortement, à ses yeux «totalement insensée».

Entrée en vigueur en Espagne le 5 juillet 2010, la loi permet aux femmes de la péninsule ibérique d’avorter jusqu’à 14 semaines de grossesse sans justification et jusqu’à 22 semaines en cas de risque pour la santé de la mère ou de graves anomalies du fœtus. Jusqu’à présent, l’interruption volontaire de grossesse n’était possible qu’en cas de viol, de grave malformation du fœtus ou de danger pour la santé physique ou psychologique de la mère. (apic/imedia/lb/be)

3 août 2010 | 10:25
par webmaster@kath.ch
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