Coire: Nomination d’un 2ème évêque auxiliaire: Mgr Vitus Huonder répond aux critiques

Défense du candidat Martin Grichting

Coire, 16 août 2010 (Apic) Dans une lettre datée du 13 août 2010, l’évêque de Coire répond avec des mots clairs aux critiques qui lui sont adressées quant à la nomination de son vicaire général Martin Grichting comme deuxième évêque auxiliaire, à côté de Marian Eleganti. L’évêque se dit consterné et soucieux des indiscrétions systématiques qui ont été utilisées, selon lui, pour campagnes négatives et contribuent à empêcher la paix et l’unité dans la gestion du diocèse.

Dans sa lettre à tous les collaborateurs du diocèse de Coire, Mgr Huonder rappelle sa déclaration de février 2008 dans laquelle il formulait le vœu qu’après le retrait des deux anciens évêques auxiliaires, deux nouveaux auxiliaires soient nommés. Après la nomination par Benoît XVI de Marian Eleganti en décembre dernier, il faut procéder à la nomination d’un deuxième évêque auxiliaire. L’évêque déplorer les actuelles indiscrétions et les campagnes négatives, qui ont pour cible l’évêque lui-même. La lettre de Mgr Huonder ne dit rien sur le mode du choix du nouvel évêque auxiliaire, ni sur le moment où il aura lieu.

Une pensée critique amène des améliorations

Malgré cela, l’évêque titulaire prend la défense de Martin Grichting, qui, comme vicaire général durant ces deux dernières années, a fait la preuve de ses compétences et de sa capacité à travailler en équipe. Des commentaires positifs issus de différents groupes et de paroisses viennent, selon Mgr Huonder, confirmer ce fait. Pour lui, Martin Grichting est la cible de critiques par ce qu’il a une attitude très critique à l’égard des institutions de droit ecclésiastique. On prétend aussi qu’il n’est pas possible de collaborer avec lui en raison de son attitude critique. Pour l’évêque, c’est ignorer qu’une pensée fondée et un questionnement critique n’excluent pas une collaboration productive et ouverte, mais au contraire la favorisent. Les auteurs des campagnes négatives ignorent également, toujours selon Mgr Huonder, que Martin Grichting a, durant les 10 ans où il était curé, également été membre d’un exécutif de paroisse et qu’il est jusqu’à aujourd’hui représentant de l’évêché au parlement de l’Eglise cantonale catholique des Grisons. Et de rappeler qu’en 2008 il a été appelé à siéger avec des représentants d’organisations de droit ecclésiastique dans la Commission «Eglise et Etat» de la Conférence des évêques suisses, qui a pour mandat d’élaborer des stratégies au plan national valables pour le proche avenir.

Menaces à peine voilées

Mgr Huonder remercie dans sa lettre tous les croyants qui «collaborent dans les institutions de droit ecclésiastique avec l’intention de servir l’Eglise.» C’est pour lui un service de grande valeur. Il ne peut cependant accepter que, dans la pratique, ces institutions travaillent à la place de la direction de l’Eglise ou même contre elle, par des «menaces à peines voilées.» Ces menaces proviennent, selon l’évêque de Coire, d’organisations de droit ecclésiastique qui demandent plus de démocratie et d’ouverture dans l’Eglise, mais en même temps essayent de réduire au silence par la pression publique une pensée critique à leur égard ou des appréciations différentes des leurs.

Unité plus profonde

En conclusion, Mgr Huonder attire l’attention sur le fait que le système de droit ecclésiastique ne concerne pas la foi transmise par l’Eglise, mais un modèle conçu pour la situation de l’Eglise en Suisse et qu’il doit pour cette raison rester ouvert à des modifications possibles. Par-delà les différences relatives au système, l’évêque plaide pour une unité autour de l’essentiel: l’unité dans le Christ, la foi et l’Eglise universelle. (apic/com/evc/js)

16 août 2010 | 10:22
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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