Fribourg : Atelier « Sur les pas de Jacob » à Festibible

Une animation venue droit de Bruxelles

Fribourg, 18 septembre 2010 (Apic) Une soixantaine de participants à l’intérieur des jardins de Ste-Ursule et autant devant les portes fermées du couvent. Il a fallu instaurer un « numerus clausus », ce samedi matin 18 septembre, pour les ateliers « Sur les pas de Jacob », une animation venue droit de Bruxelles.

Un jardin bordé de rosiers et de très nombreuses autres espèces hautes en couleur. Une statue de la Vierge entourée de lierres et portant l’enfant Jésus brandissant un globe terrestre. Le tout surplombé par les murs de l’évêché et le clocher de la chapelle de Ste-Ursule. C’est cet espace de paix situé au cœur de la ville de Fribourg, à la Place Georges-Python, qui accueille ce matin un parcours biblique centré sur le personnage de Jacob.

Les participants, répartis en groupes de plus ou moins dix, rejoignent six ateliers d’une durée de 15 à 20 minutes chacun, animés par des collaboratrices et collaborateurs du Service catéchétique fribourgeois. Ils présentant de façon ludique les multiples facettes de Jacob. « Nous choisissons des personnages de l’Ancien Testament car nos groupes d’animation comptent de nombreux non chrétiens, en particulier des musulmans », explique Reinhilde Houtevels-Minet, responsable de la Maison de la Parole à Bruxelles. « Sur les pas de Jacob » tourne en Europe depuis deux ans et a rassemblé jusqu’à présent plus de 4’000 participants. « Nous avons même dû refuser du monde ». Tout comme ce matin à Fribourg, d’ailleurs.

Une équipe de Bruxelles du nom de « Bibl’ enJEux » a également créé une animation sur Noé et une sur Joseph (celui de la Genèse). En plus d’un atelier fixe installé dans une église, du matériel itinérant est fréquemment utilisé pour des animations. « Les participants ne sont pas forcément des croyants, ni des connaisseurs de la Bible. Cette animation leur permet de vivre une expérience profondément humaine. On découvre un texte biblique qui parle de leurs propres expériences: jalousie, rapports humains difficiles, … », souligne Reinhilde Houtevels-Minet. C’est pourquoi la lecture de l’histoire de Jacob clôt l’ensemble des ateliers, afin que la Parole de Dieu parle aux participants de façon plus profonde.

Un équilibre précaire comme la paix

Les six ateliers installés dans les jardins du couvent Ste-Ursule font découvrir plusieurs épisodes de l’histoire de Jacob : le puits, le combat avec l’ange, … Les stations portent des noms de lieux bibliques connus : Béer Sheva, Galaad, Canaan, Peniel, … Une tente brune, orange jaune est dressée au milieu des jardins. Des jeunes accompagnés par leur pasteur tentent de trouver un équilibre – précaire comme la paix – en se déplaçant le long d’une planche. Pas facile : il faut parfois s’éloigner ou se rapprocher, mais dans tous les cas garder son sang froid. Une série d’ateliers entourés de bâches est installé le long du couloir extérieur du couvent. On y fait connaissance avec les membres de la famille de Jacob, on tente de reconnaître un ange – au cas où l’un d’entre eux se mettait sur le chemin de sa vie – , on provoque une scène de ménage pour analyser les mécanismes de la communication, …

Des objets symboliques sont remis aux participants à la fin de chaque exercice. Il sera ensuite utilisé lors de la mise en commun et apparaîtra dans le récit de Jacob raconté par l’animatrice. (apic/bb)

18 septembre 2010 | 13:38
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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