Rome : Le pape dénonce la violence accomplie au nom de Dieu au Moyen-Orient
L’idéologie terroriste est une fausse divinité à démasquer, car elle n’est pas Dieu
Rome, le 12 octobre 2010 (Apic) Le pape Benoît XVI a dénoncé la violence commise au nom de Dieu, dans un discours adressé aux quelque 250 personnes présentes à une réunion extraordinaire d’évêques du Moyen-Orient, une région majoritairement musulmane. Composant le 20% de la population au siècle dernier, les chrétiens représentent aujourd’hui moins de 6%, rapporte l’Agence de presse ENI.
Le souverain pontife a évoqué «le pouvoir de l’idéologie terroriste, qui véhicule la violence au nom de Dieu, mais qui n’est pas Dieu. Ce sont de fausses divinités qui doivent être démasquées, parce qu’elles ne sont pas Dieu.»
Lors de la messe dominicale du 10 octobre, Benoît XVI a parlé de l’avenir des chrétiens au Moyen-Orient. Ils constituaient le 20% de la population il y a un siècle ; ils représentent aujourd’hui moins de 6%, exilés à cause des guerres et d’un contexte économique défavorable. Selon Mgr Nicola Eterovic, secrétaire général du Synode, environ 356 millions de personnes vivent dans la région, dont 5,7 millions de catholiques, soit 1,6% de la population. Toutes Eglises confondues, les chrétiens sont au nombre de 20 millions, c’est-à-dire 5,6% de la population.
Participation de représentants du monde juif et musulman
En plus des 185 participants officiels du Synode – qui proviennent de l’Arabie saoudite, du Bahreïn, de Chypre, d’Egypte, des Emirats arabes unis, de Jordanie, d’Iran, d’Irak, d’Israël, du Koweït, du Liban, d’Oman, du Qatar, de Syrie, des territoires palestiniens, de Turquie et du Yémen –, on compte des représentants juifs et musulmans. Les lectures bibliques et les prières sont dites en anglais, arabe, farsi, français, grec, hébreu, italien, latin et turc.
Situation délicate et même dramatique
Tout en qualifiant l’objectif du Synode comme étant «principalement pastoral», Benoît XVI a souligné: «les évêques ne peuvent pas ignorer la situation sociale et politique de certains pays du Moyen-Orient, qui est délicate et parfois même dramatique.»
Le pape espère que le travail du Synode permettra de consolider la communion des Eglises catholiques avec celles qui suivent le rite oriental (comme les Eglises de tradition maronite, melkite, arménienne, syrienne, copte et chaldéenne) et les autres Eglises chrétiennes, ainsi que les relations avec les musulmans et les juifs.
Les problèmes rencontrés par les chrétiens au Moyen Orient
Un document de travail présenté par le patriarche copte d’Alexandrie, Antonios Naguib – personnalité clé du Synode – souligne les principales problématiques auxquelles sont confrontés les chrétiens dans la région. (apic/eni/ggc)




